Breton d’origine, c’est grâce à son père, glacier sur la piste de bobsleigh de La Plagne, que Lucas Defayet a découvert le plaisir de la glisse. D’abord par la luge, puis plus tard par le skeleton. Aujourd'hui désireux d'acquérir un nouveau skeleton, il a lancé une campagne de crowdfunding sur Sponsorise.me, la plateforme de financement participatif de projets sportifs. Campagne réussie grâce au soutien de Coca-Cola et de nombreux supporters. Portrait d’un jeune homme qui se rêve en médaillé olympique.
 

De la luge au skeleton, deux disciplines pas si semblables

C’est à l’âge de huit ans que le Rennais Lucas Defayet s’initie à la luge sur les pistes de La Plagne, en Savoie. Un sport très technique où les progrès tardent à se faire sentir au goût de l’impatient jeune homme. À quatorze ans, il découvre le skeleton, une discipline en apparence assez similaire à la luge, mais qui se pratique en position couchée sur le ventre, la tête la première. C’est alors une révélation. Les sensations, la vitesse et des résultats plus rapides : tout le séduit. Ses capacités de sprinteur acquises grâce au foot lui sont avantageuses, les qualités requises en skeleton étant la rapidité et la réactivité.

Études et sport à haut niveau pour un emploi du temps au millimètre

Âgé aujourd’hui de 20 ans, Lucas est étudiant en BTS froid en alternance, un cursus qu’il n’a pas choisi par hasard et qu’il tente de concilier avec sa pratique du sport à haut niveau nécessitant de nombreux déplacements à l’étranger. Cela tant en hiver pour les compétitions, qu’en été pour les entraînements. « Mon entreprise me libère du temps pour m’entraîner. En revanche sur mes périodes de cours c’est plus compliqué, car en alternance, ça va très vite. J’ai beaucoup de cours à rattraper mais les profs sont assez compréhensifs donc, pour le moment, je tiens le coup ». Sportif dans l’âme, Lucas nous confie que même sans skeleton, le sport aurait toujours une place de choix dans sa vie, nécessitant donc une organisation en conséquence.

Une ambition olympique

Pyeongchang 2018 ? Un rêve qu’il pensait irréalisable mais qu’il a touché du doigt. « Je me suis qualifié un peu par hasard. Les Jeux Olympiques, c’était un rêve. Il ne s’est pas concrétisé mais je ne pensais pas arriver là où je suis. J’ai été qualifié internationalement mais je n’ai malheureusement pas réussi à atteindre des résultats suffisants pour ma fédération ». La saison est désormais clôturée, il ne lui reste plus que les entraînements. Son objectif désormais : « Être dans les soixante premiers mondiaux pour me débloquer une place en Coupe du Monde et tenter d’être dans les meilleurs pour les Jeux de 2022 ». En attendant, c’est derrière le petit écran que Lucas va suivre la compétition. « Je suis à fond derrière l’équipe française de bobsleigh. J’espère pouvoir réussir à regarder les retransmissions qui risquent d’être tard dans la nuit. »