James Quincey, Président-Directeur Général de The Coca-Cola Company, était présent au Forum économique mondial pour présenter les nouveaux engagements de la société, pour un « Monde sans déchet ». Dans les colonnes de medium.com, il a livré une tribune engagée pour l’avenir de la planète.

Chaque année, la réunion annuelle de Davos du Forum économique mondial est l’occasion pour différents acteurs - responsables politiques, intellectuels, journalistes et dirigeants d’entreprises - de se réunir pour évoquer l’avenir de la planète, notamment d’un point de vue écologique. Engagée contre la pollution, The Coca-Cola Company s’est lancée dans un nouveau projet d’envergure pour favoriser le recyclage et créer un « Monde sans déchet ». Une initiative présentée par les équipes de l’entreprise, à commencer par Bea Perez, Directrice Affaires publiques, Communication et Durabilité, et James Quincey, Président Directeur Général de The Coca-Cola Company.

« Il est fort probable que l’impact de ces déchets ne se limitera pas à la faune et à la flore. » 

Ce dernier s’est adressé au grand public dans une tribune engagée, postée sur le site medium.com. Une tribune ouverte par un constat alarmant : chaque matin, pendant l’heure que l’on prend pour se préparer : « Près de 900 tonnes de déchets plastiques se sont retrouvés dans nos océans. Ce chiffre équivaut à environ 600 berlines de taille moyenne. » Une « situation intolérable » pour le PDG de The Coca-Cola Company, qui affirme : « Si nous n'y prenons garde, les déchets plastiques étoufferont lentement nos océans et nos cours d’eau. Ces déchets constituent clairement une menace pour le milieu marin, comme nous le montrent certaines images bouleversantes de la souffrance animale. Et ne vous y trompez pas, il est fort probable que l’impact de ces déchets ne se limitera pas à la faune et à la flore. »

Les emballages, le symptôme d’une maladie grave

Si The Coca-Cola Company s’engage d’ici 2030 à collecter et recycler l’équivalent de chacune des bouteilles ou des canettes qu’elle commercialisera à travers le monde, ce n’est pas pour rien. Selon les affirmations de James Quicey, « Le problème mondial des emballages et packagings constitue un symptôme d’une maladie bien plus grave. Nous épuisons actuellement notre planète », dit-il en précisant que « l’exploitation des ressources naturelles dans le monde a enregistré une croissance deux fois plus rapide que celle de la population. » Plus qu’exploitées, les ressources naturelles de la planète sont gaspillées, à un rythme toujours plus rapide, alors qu’il est désormais établi qu’elles ne sont pas inépuisables.

« Cela constitue un problème non seulement pour les malheureuses tortues de mer mais aussi pour les communautés vivant sur le littoral, confrontées au ramassage des bouteilles en plastique échouées sur leurs rivages. Ce problème nous concerne tous, où que nous nous trouvions. »

Quand un problème devient une opportunité

« Les conditionnements modernes d’aliments et de boissons aident à réduire la perte et le gaspillage de nourriture. »

Mais James Quincey préfère voir des solutions, là où les autres voient un problème insolvable : « Comme tous les problèmes ou presque, celui-ci s’accompagne d’une formidable opportunité. Il nous pousse en effet à repenser nos plastiques, nos emballages et packagings, voire nos économies et à changer pour le meilleur. » Si l’idéal serait bien sûr d’éliminer totalement les packagings, c’est impossible, pour de nombreuses raisons : « Les conditionnements modernes d’aliments et de boissons aident à réduire la perte et le gaspillage de nourriture. Ils limitent la propagation des maladies. Ils peuvent contribuer à sauver des vies », rappelle-t-il avant de préciser : « En résumé, les bouteilles et les canettes peuvent être bénéfiques pour la société si elles sont conçues correctement et éliminées de façon responsable. »

Le PDG de The Coca-Cola Company en a conscience : « La création d’un Monde sans déchets n’est pas une mission aisée et suppose la mobilisation de nombreux acteurs ». Les entreprises d’un côté, qui fourniront des emballages recyclables. Mais les consommateurs, aussi, qui auront pour mission de recycler leurs bouteilles et autres cannettes : « Nous devons tous agir, autant que possible, à petite ou grande échelle. » La firme a déjà apporté une première pierre à l’édifice en 2009 avec l’opération PlantBottle, une innovation révolutionnaire composée de 30 % de matériaux d’origine végétale, et en travaillant depuis des années pour créer des packagings 100% recyclables. Pourtant, James Quincey le rappelle : « La solution ne se limite pas uniquement à rendre nos bouteilles et nos canettes plus durables et recyclables. Tout ce qui peut être recyclé doit l’être. »

Une volonté de travailler avec tous les acteurs possibles

Pour atteindre cet idéal de « Monde sans déchets », James Quincey est prêt à s’associer avec tous ceux qui pourraient apporter leur aide : « Nous souhaitons travailler avec des communautés locales, nos concurrents et même nos détracteurs en vue de résoudre cet enjeu essentiel. » Il rappelle cependant que les choses ne seront pas forcément faciles : « Pour certaines communautés, le recyclage demande beaucoup de travail. Elles ne disposent peut-être pas d’un conteneur de recyclage, ou bien le centre de tri le plus proche se trouve à deux heures de route aller, puis retour. Personne ne devrait avoir à se déplacer aussi loin pour recycler. »

Pour résoudre ce problème d’ordre mondial, il est évident pour lui que l’union fera la force : « Aucune entreprise, aucune organisation, aucun gouvernement ni aucun particulier ne peut résoudre ce problème seul. Lorsque nous unissons nos forces autour d'une action concertée et collective, nous pouvons faire bouger les choses de façon significative et durable. Tel doit être notre état d’esprit à tous. » Et de conclure : « Ensemble, nous pouvons réduire ce chiffre. Ensemble, nous pourrions ramener ce chiffre à zéro. Cela nécessitera beaucoup de travail, l'engagement et l'investissement de nombreux acteurs, mais je suis certain que les retombées pour notre planète, nos communautés et notre entreprise récompenseront largement cette mobilisation. Et maintenant, au travail. »