Les chercheurs à l’origine de cette étude publiée dans le journal Appetite en mars 2018 se sont intéressés aux effets des boissons sucrées à faible teneur en calories ainsi que ceux de l’eau sur le comportement alimentaire d’adultes sains. Ce travail, effectué sur un échantillon de 166 adultes, vient confirmer l’absence de modification de comportement alimentaire lors de l’utilisation d’édulcorants par les participants.

Réalisée par le professeur français Marc Fantino, et publiée dans le journal Appetite en mars 2018, cette nouvelle étude traite des effets à court et plus long terme des boissons sucrées à faible teneur en calories (ou édulcorées) par rapport à l’eau sur les sensations de faim, de plénitude et le désir de manger, notamment des sucreries.

Cet essai clinique a été conduit à partir de 166 adultes français volontaires (hommes et femmes) âgés entre 18 et 45 ans, non-obèses (IMC entre 19 et 28) et non consommateurs réguliers d’édulcorants.

Pendant 9 semaines, 2 groupes, témoin et expérimental ont été suivis. Le premier a été soumis à un régime incluant des limonades à base d’édulcorants (acésulfame K, aspartame et sucralose) et le deuxième à de l’eau pure uniquement (groupe témoin). Les apports alimentaires et énergétiques de chaque participant étaient ainsi relevés et calculés incluant le nombre d’aliments sucrés et salés consommés. Après chaque repas, la sensation de faim, de plénitude et de désir de manger devaient être évalués par chaque participant.

Les résultats ont montré que la consommation quotidienne de boissons édulcorées aux heures de repas par le premier groupe n’a pas modifié l’apport en énergie totale par rapport au groupe consommateur d’eau.

Les hommes et les femmes des deux groupes n’ont d’ailleurs pas consommés plus d’aliments sucrés après ces 9 semaines : l’étude montre ainsi que la consommation d’aliments sucrés n’induit pas nécessairement une envie d’en manger plus.

La généralisation de ces résultats reste encore à être explorée dans d’autres tranches d’âges et particulièrement chez des personnes en situation de surpoids ou d’obésité sur de plus longues périodes de consommation.


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