Ancien conseiller en stratégie, François-Xavier Thiebaud a changé d’activité du tout au tout. Il gère désormais Gula, une startup qui propose des boxes à la fois gourmandes et bien-être. Une initiative à laquelle a choisi de s’allier la nouvelle marque de boissons bio Honest !

Pour répondre aux attentes des consommateurs, la boisson bio Honest s’associe à Gula, la box des snacks 2.0. Lancés il y a deux ans, ces coffrets nutrition réinventent l’instant du goûter avec des produits healthy et portionnés.

Prisée par les abonnés, Gula a aussi investi les commerces alimentaires et même les wagons-bars. Récit d’entrepreneur avec François-Xavier Thiebaud, son co-fondateur.

Comment vous est venue l’idée de cette box de snacks healthy ?

François-Xavier Thiebaud : Avec mon associé Aziz Temimi, nous nous sommes lancés dans cette aventure en mars 2015. Tous deux consultants, nous faisions de grosses journées de travail. Pour déjeuner ou dîner, il y avait plein de solutions pratiques de livraison. Mais pour le petit creux, on se retrouvait au distributeur automatique à acheter des barres chocolatées…

C’est à partir de ce constat qu’on a eu l’idée de créer Gula, un coffret à se faire livrer avec des en-cas sains et naturels.

Comment avez-vous lancé votre entreprise ?

F.-X. T. : Nous sommes vraiment partis de zéro, avec peu de capital – 5 000 euros chacun ! Au début, nous produisions les coffrets nous-mêmes, dans nos bureaux et pour tous nos clients abonnés. En juillet 2015, une grosse campagne de crowdfunding nous a permis de financer l’achat d’une thermoscelleuse, pour mieux conditionner notre production.
Six mois après notre lancement, nous avions déjà plus de 1 000 abonnés !

À quelles difficultés avez-vous dû faire face ?

F.-X. T. : Au début, notre vrai défi était de gagner en crédibilité auprès des fournisseurs. Nos volumes étaient si petits qu’ils ne prenaient même pas la peine de nous faire des devis… Notre défi était de dénicher de bons produits pour les partager à de plus en plus d’abonnés.

« Gula déniche de bons produits pour les partager à de plus en plus d’abonnés » (François-Xavier Thiebaud, co-fondateur de Gula)


Comment est né votre partenariat avec la marque Honest, créée par Seth Goldman ?

F.-X. T. : Nos deux marques sont intimement liées autour de la pause bien-être. Les produits sont complémentaires : une boisson Honest va très bien avec une collation Gula. Lors du lancement de la boisson en France, nous avons alors eu envie de créer un mélange. Ce partenariat nous a d’ailleurs donné de la visibilité et nous a permis de nous développer.

Selon quels critères choisissez-vous les produits que vous distribuez ?

F.-X. T. : Nous avons un cahier des charges très précis : tous nos produits sont sans colorants, sans conservateurs et sans sucres ajoutés. Nous proposons des produits « sains », c’est-à-dire bio ou conventionnels, qui ont de bons apports nutritionnels, des vitamines, des minéraux… Mais nous ne proposons pas que des alicaments non plus ! Nous voulions que nos boxes restent gourmandes et savoureuses.

Gula propose de bons produits comme du kaki séché d’Iran, de l’ananas séché du Costa Rica ou encore des figues sauvages de Grèce. Des collations assez atypiques en France où les fruits secs sont souvent vendus avec des sucres ajoutés, très grillés ou très salés…

Pour vous développer, vous avez bénéficiez de l’incubateur Smart Food Paris…

F.-X. T. : En janvier 2017, Gula a rejoint la nouvelle promotion de Smart Food Paris, une plateforme d’innovation soutenue par la ville de Paris qui accompagne des startups dans le secteur de l’alimentation.

Cela nous a permis de rencontrer de grands groupes comme The Coca-Cola Company et d’échanger sur des sujets comme le packaging, la durabilité ou la traçabilité des produits. Ce sont des échanges gagnant-gagnant : nous nous professionnalisons à leur contact et ils s’acculturent au monde des start up !

Quel serait votre conseil à un futur entrepreneur ?

F.-X. T. : Mon principal conseil serait d’abord beaucoup de persévérance : c’est capital pour lancer son entreprise. On donne beaucoup de soi avant de tirer la satisfaction de voir le tout prendre forme. Il faut aussi bien réfléchir aux barrières à l’entrée, surtout dans le secteur de l’agroalimentaire. Évaluer à quel point le modèle peut être répliqué par d’autres et bien penser à se différencier de la concurrence ou des offres proches !