Après avoir travaillé en marketing digital dans le secteur privé puis dans le secteur associatif de la solidarité internationale au Cambodge, Tiphaine, 27 ans, a rejoint les équipes de Force Femmes en février 2018 pour travailler sur la digitalisation de l’association. Clarisse Fageolles est responsable de la politique RSE de Coca-Cola France. Toutes les deux ont travaillé sur la création d’une plateforme de e-learning pour donner l’envie à toujours plus de femmes d’oser entreprendre. Ensemble, elles ont répondu aux questions de Journey.

Force Femmes entame sa révolution digitale

Parmi les objectifs que s’est fixée Force Femmes pour 2018, il y a la digitalisation des outils de l’association pour un accompagnement 2.0. Car aujourd’hui, de nombreux obstacles viennent freiner la création d’entreprise dont le manque de disponibilité et d’accès à la formation. Le digital s’est donc imposé comme un formidable levier et un virage à prendre pour toucher encore plus de femmes.

« Une plateforme de e-learning qui s’est imposée comme la solution la plus adéquate »

Pour répondre à ce besoin de digitalisation des nombreux contenus créés par Force Femmes depuis maintenant 10 ans, c’est une plateforme de e-learning qui s’est imposée comme la solution la plus adéquate. Impulsée par Force Femmes et soutenue par la Fondation Coca-Cola, MaBoîte est née notamment grâce au travail de Tiphaine, chargée de projet digital, qui a travaillé à temps plein sur le développement de cette plateforme, aux côtés de graphistes et des développeurs. Elle a dû respecter un timing très serré et proposer en à peine plus de deux mois une version quasi-définitive afin de présenter le projet à l’occasion de la Journée de la Femme Digitale, le 17 avril 2018 et ainsi en maximiser la communication.


 

MaBoîte, qu’est-ce que c’est ?

« MaBoîte a été pensée comme une boîte à outils qui donne les clefs de la création d’entreprise. »

MaBoîte est une plateforme de e-learning pensée pour les créatrices d’entreprises. Elle propose une formation composée d’une dizaine de modules, qui reprennent les étapes de la création d’entreprise et permet aux aspirantes créatrices d’acquérir et de consolider leurs connaissances et leurs compétences afin de les appliquer à leur projet professionnel.

100% digitale et sans présentiel, elle a pour objectif premier de permettre à davantage de femmes de bénéficier de la formation de Force Femmes. « Pour casser le côté parfois impersonnel du digital et rompre avec le cliché du chef d’entreprise, la plateforme propose également de nombreux témoignages vidéo de professionnels » nous explique Clarisse Fageolles.

MaBoîte a été pensée comme une boîte à outils qui donne les clefs de la création d’entreprise. C’est également une désignation un peu moins formelle de l’entreprise et une référence au principe graphique de la plateforme qui symbolise chaque module par un carton.

Entièrement gratuite, la plateforme se veut « concrète », « stimulante », « dynamique ». Au-delà de la décentralisation de la formation, le e-learning possède d’autres avantages non négligeables, comme celui de décomplexer certaines femmes, rassurées par l’aspect plus confidentiel du digital. Pour Tiphaine, son principal atout est la souplesse : « on peut prendre son temps et c’est moins engageant car on n’a pas de compte à rendre ». Pour Clarisse Fageolles, c’est « un excellent outil pour se poser les bonnes questions. C’est également une façon de s’autoriser à essayer. »

Quelle est la suite ?

À court terme et pour faire connaître le projet, Force Femmes va entreprendre une tournée en région, dans les différentes antennes de l’association, afin de promouvoir MaBoîte auprès du plus grand nombre. Tiphaine va de son côté travailler sur l’optimisation de l’extranet, utilisé quotidiennement par les 800 bénévoles mais également sur la newsletter et la gestion des réseaux sociaux : « On est dans une logique d’amélioration de la digitalisation afin de proposer des services d’accompagnement digitaux. » Mais Tiphaine pense déjà à l’après Force Femmes. Elle souhaite postuler à une formation de développeur, afin de devenir experte dans les questions digitales : « En ce moment, il y a une vraie dynamique de digitalisation dans le milieu associatif, il y a un tournant à prendre ». Car la jeune femme souhaite faire carrière dans le milieu associatif en France : « Il y a des besoins intéressants au niveau national, sur des questions d’intégration et d’égalité hommes/femmes par exemple. Ce sont des enjeux que je veux conserver dans mon emploi futur. »

Du côté de Coca-Cola, la priorité est de donner toutes ses chances à Maboîte en partageant au mieux cette initiative. Le projet est financé par la Fondation Coca-Cola qui a à cœur de promouvoir le « women empowerment ». C’est dans cet objectif qu’a été initié le programme 5by20 qui ambitionne de favoriser l’accès à l’emploi à 5 millions de femmes dans le monde. À l’échelle de la France, Maboîte est donc un levier supplémentaire pour remplir cet objectif et Coca-Cola entend l’exploiter au maximum.