Apparu en Chine sous l’Antiquité, le thé existe aujourd’hui sous nombre de formes, saveurs et usages. Tour d’horizon de quelques thés célèbres… et leurs pays d’origine.

Le thé est exclusivement obtenu à partir d’une plante bien spécifique, un arbuste à feuilles résistantes, le Camellia Sinensis. Et à partir de cette seule plante, on obtient différents types de thé : noir, blanc, vert, Oolong...

Tendance aujourd’hui répandue aux quatre coins du monde, les thés infusent de nombreuses cultures dans le monde. Un plaisir pour de nombreux adeptes, en quête des plus précieuses traditions en la matière…

Chine – Pays d’origine du thé et plus grand producteur mondial ! On y retrouve de grandes appellations comme le léger Oolong (thé vert), consommé en fin d’après-midi ou, le goûteux Lapsang Souchong (thé noir riche en caféine), à la saveur fumée et aux qualités digestives, ou encore de rarissimes thés jaunes comme le très réputé Jun Shan Yin Zhen, dont les feuilles arborent un duvet doré.

Japon – L’un des principaux et sérieux concurrents de la Chine ! On y trouve toute une gamme de thés verts, appréciés pour leurs effets relaxants ou anti-oxydants, comme le prestigieux Gyokuro, connu pour sa fraîcheur incomparable, le Sencha, plus abordable et légèrement iodé, ou encore le très populaire Bancha, qui se consomme nature ou mélangé avec des céréales ou des grains de riz grillés. C’est le plus riche en anti-oxydants !

Inde – C’est le deuxième producteur du monde, principalement de thé noir, et berceau du célèbre et précieux Darjeeling, réservé à l’exportation. Il se décline suivant la saison de sa récolte, la plus rare – et donc la plus prisée – étant le printemps. Plus courant, le thé de la province d’Assam est aussi plus tannique et astringent, ce qui en fait peut-être l’un des plus « britanniques » du marché. Plus confidentiel mais haut en qualité, le Kangra, est un thé lui aussi récolté au printemps.

Népal – L’un des plus récents producteurs, principalement de thés noirs, depuis environ 1920. Assez proches des Darjeeling, les thés népalais ne s’en distinguent pas moins ! Comme le très qualitatif Mandala Silver Needles, un grand cru de thé blanc – l’un des moins transformés – aux notes végétales et florales, onctueuses et sucrées. On trouve aussi des récoltes de thés noirs de printemps, comme le Pathivara ou le Sandakphu. Au rayon de l’originalité, la « récolte tardive » Kanchenjunga Gold, dernière récolte de l’année qui concentre de puissants arômes de miel, de vanille ou de bois sec.

Sri Lanka (Ceylan) – Le thé s’y récolte toute l’année. Si le « Ceylan » reste l’une des seules appellations du pays, on y trouve quelques crus exceptionnels de thés blancs composés essentiellement de bourgeons, des mélanges de thés noirs anglais très abordables, ou des thés noirs comme le New Vithanakande, qui a remporté de nombreux prix, notamment au Japon.

Afrique – Le continent compte une douzaine de pays producteurs, parmi lesquels le Kenya fait figure de chef de file. Arrive ensuite le Malawi, qui compte des pépites comme le Small Holder, un thé noir gourmand aux notes de confiture (à tester !), voire même une variété de Oolong chinois cultivé à Thyolo – une saveur rare et florale pour les experts qui y ont pu y goûter.

Votre choix se portera peut-être vers une origine, une destination, ou des propriétés médicinales. Quoi qu’il en soit, le choix manque rarement au moment de déguster l’une des boissons les plus consommées dans le monde après l’eau !