Le développement durable est un enjeu majeur pour Coca-Cola qui s’engage à recycler 100% de ses emballages d’ici 2025 en Europe et 2030 au niveau international. Bruno van Gompel qui officie en tant que Technical Supply Chain Director WEBU en Belgique, joue un rôle majeur pour permettre à The Coca-Cola Company d’atteindre cet objectif.

Objectif : collecter et recycler 100% des emballages

En tant que bio-ingénieur de formation et actuellement responsable de la commercialisation en Europe occidentale des nouveaux produits Coca-Cola, la première chose à laquelle pense Bruno van Gompel lorsqu’il voit des détritus est : « Quel gaspillage de ressources précieuses ! Toutes ces bouteilles peuvent servir de matière première à la fabrication de nouveaux emballages. Si nous nous contentons de jeter des objets de valeur à la poubelle, c’est qu’il y a un dysfonctionnement dans le système. C’est le signe que nous ne sommes pas sur la bonne voie.. »

Pour Bruno van Gompel, le premier challenge lié à son métier est la quantité limitée de matériaux d’emballage PET, car il n’y a pas assez de plastique recyclé pour répondre à la demande. Il faut donc réutiliser les matériaux existants : « Chaque emballage usé doit redevenir un nouvel emballage. Nous devons viser un taux de recyclage et de collecte de 100% ; il s’agit d’un engagement que nous devons adopter en tant qu’industrie conjointe. »

Eviter le suremballage

Il existe deux grandes questions que l’industrie (alimentation, boissons rafraîchissantes, emballage) doit se poser avant de commercialiser ses produits : l’emballage est-il vraiment nécessaire ? Et, comment éviter qu’il ne devienne un déchet ? Le suremballage est aussi un sujet majeur: « Notre industrie a encore beaucoup de pain sur la planche. Nous ‘suremballons’ constamment. L’emballage a une finalité mais veillons à ce qu’il soit minime. Les entreprises doivent recycler de manière plus efficace. » Cela commence avec la collecte de l’emballage. Pour cela nous collaborons avec nos partenaires afin d’atteindre 100% de collecte de nos emballages en 2025.

Augmenter la durée de vie des emballages

L’emballage d’un produit a plusieurs utilités. Il sert à donner des informations essentielles sur la boisson, la vendre, mais surtout à transporter les produits de façon simple, rapide, hygiénique et bon marché. Le but est de prolonger la durée du produit comme l’explique Bruno : « Emballer pour prolonger la durée de vie. Parce que c’est la production alimentaire qui exerce l’impact le plus important sur l’environnement. On gaspille plus d’un tiers de la production alimentaire. C’est ce que montrent les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Son impact est supérieur à celui de l’emballage. Je voudrais pouvoir emballer en causant le moins de dommages possibles à l’environnement. »

Alors, quelles solutions ?

Les scientifiques n’ont pas encore découvert de type d’emballage qui rendrait tous les autres superflus. Tout comme il n’existe pas de voie unique dans le domaine du développement durable. Aussi, l’emballage est, et reste une nécessité. Compte tenu de la pénurie de matériau recyclé, le plastique recyclé doit encore être complété par du plastique neuf. « Ce n’est pas la solution idéale, mais elle est indispensable jusqu’à ce que nous puissions tout recycler. Le matériau ajouté doit provenir autant que possible de la biomasse, et non de plastique à base de pétrole. Nous devons nous libérer de l’industrie pétrolière. La solution est donc d’utiliser au maximum les biomatériaux provenant des déchets de jardin, de légumes, de fruits et d’autres déchets alimentaires qui ne peuvent plus être consommés par les humains ou les animaux. En faisant cela, nous valorisons aussi les contenus alimentaires. Dans ce cas, on peut alors vraiment parler de développement durable. »