Les Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016 sont déjà dans tous les esprits. À l'image du nageur Charles Rozoy, de la gymnaste Youna Dufournet ou de la nageuse Laura Marino, le perchiste Valentin Lavillenie - frère du recordman du monde de saut à la perche Renaud Lavillenie - a le regard tourné vers le Brésil. Soutenu par Powerade sur le site sponsorise.me il est en quête d'une première qualification aux JO et se confie avec enthousiasme sur son parcours et ses espoirs. Rencontre avec un champion déterminé, pour qui la perche est une histoire de famille et de passion.

Journey : Comment avez-vous débuté le saut à la perche ?

Valentin Lavillenie : « Enfant, j'étais un peu hyperactif. J'ai fait tous les sports possibles. J'avais besoin de me défouler et le sport m'a aidé à canaliser cette énergie. Mais on ne commence pas directement par la perche. Au départ j'ai touché à toutes les disciplines de l'athlétisme. Le choix de la perche s'est fait naturellement. C'est ce que j'aime le plus et en même temps cela s'inscrit dans l’héritage familial. Mon père a pratiqué la perche et était entraîneur. Ma mère a elle aussi fait de l'athlétisme et mes grands-parents étaient juges.

Comment décririez-vous votre sport ?

Le saut à la perche allie la puissance, la vitesse, l'agilité et la souplesse. La maîtrise de l'ensemble du geste procure des sensations fabuleuses. On cherche avec la perche à s'approprier un espace qui n'est initialement pas le nôtre : le ciel. À mon sens, cela peut devenir de l'art… l'art de s'envoler.

À quel moment avez-vous décidé de vous consacrer pleinement au saut à la perche ?

On ne décide pas de devenir sportif professionnel, l'envie ne suffit pas. À partir de 2010 je me suis progressivement consacré à la perche avec mon papa - un modèle pour moi - puis j'ai intégré une classe de sports-études. Ensuite, je suis arrivé à Clermont-Ferrand pour m'entraîner et j'ai dans le même temps validé une première année de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). En 2014, j'ai finalement quitté l'université pour m’adonner à mon sport à temps plein et passer professionnel.

Grâce au programme de crowdfunding Powerade hébergé sur sponsorise.me, votre cagnotte a été atteinte. En quoi cela va-t-il vous aider ?

Je connaissais déjà le site sponsorise.me et j'ai vraiment été séduit par ce projet soutenu par Powerade. C’est agréable de voir une grande marque présente aux côté des sportifs et j’apprécie tout particulièrement le principe du crowdfunding. Voir des anonymes qui croient en toi et sont prêts à te soutenir. La cagnotte est un coup de pouce dans ma préparation. Cela va me permettre de me poser moins de questions et de foncer.

Rio en ligne de mire

Valentin Lavillenie semble déjà en route vers les plages de Rio…

© Nuys'Art Pix

Avec Rio en ligne de mire ?

Cet hiver, avec les championnats de France et les championnats du monde en salle, je vais avoir deux chances de franchir la barre des 5,70 m qualificative pour les Jeux. Mais il n'y a que trois places, tout va se jouer cet été...

C'est une échéance à laquelle vous vous préparez déjà ?

J'ai changé d'entraîneur il y a quelques mois et tous mes repères sont à zéro. Je me sens mieux que je ne le pensais, mais c'est encore difficile en compétition. Les JO j'y pense oui, mais c'est encore très loin. Après ma blessure à l'entraînement l'année dernière on me disait : « Il te reste 13 mois avant les JO ». Maintenant l'échéance se rapproche... mais je suis vraiment dans un état d'esprit cool et je sens que je suis sur la bonne voie.

Que représentent les Jeux olympiques pour vous ?

Les Jeux sont un rêve qui n'est accessible que tous les quatre ans ! Si je me qualifie pour Rio, ce seront mes premiers. Pour tous les athlètes c'est un peu le Graal. Si tu ne dois gagner qu’un seul titre, il faut que ce soit les Jeux olympiques. L'ancien recordman du monde de saut à la perche, Sergueï Bubka, a été champion du monde à de multiples reprises mais le titre olympique lui a longtemps échappé. Et il ne l'a gagné qu'une seule fois (à Séoul en 1988, ndlr). Tous les sports sont réunis et l'enthousiasme du public est dix fois plus important que lors des autres compétitions. Tu ne représentes pas seulement ton pays, tu représentes tous les autres sports. »