Dimanche 1er novembre 2015, à Paris Expo. La Paris Games Week bat son plein. Des milliers de visiteurs se pressent sur les stands pour découvrir les nouveautés ou approcher les champions internationaux du jeu vidéo. C’est avec une de ces stars de l’e-sport que Journey a rendez-vous sur le stand Coca-Cola. Dina, 29 ans, fraîchement sacrée championne de France de Just Dance pour la seconde année consécutive et médaille d’argent au championnat du monde 2015 de Just Dance. Elle nous raconte son parcours en compétition et son engouement pour le « sport virtuel ». En piste !

Journey : Comment s’est déroulée ta participation à la Paris Games Week et à la compétition ESWC Just Dance ?

Dina : « C’était une semaine de folie ! Mercredi, j’ai passé la finale française de l’ESWC Just Dance : un préalable puisqu’il fallait que je sois championne de France pour participer aux qualifications du championnat du monde. Et j’ai réussi ! Lors des qualifs internationales, je suis tombée sur une fille énergique, un peu dans mon style. C’était serré mais c’est passé. En phase finale, je me suis retrouvée contre Diegho, le Brésilien champion du monde 2014. Là, j’ai tout donné, mais ça n’a pas été suffisant.

Résultat : une superbe seconde place tout de même dans cette coupe du monde ESWC ! À ce sujet, que penses-tu du développement de l’e-sport ?

L’e-sport en France est en train d’exploser. Je le vois au quotidien à travers Just Dance : le niveau, le public, tout a augmenté depuis l’année dernière. Il y quelques années on n’imaginait pas faire rimer sport et jeux vidéo, et c’est devenu une réalité ! Le public vibre, s’enflamme pour le joueur qu’il soutient et les champions ESWC sont de vrais champions. Comme les athlètes, ils suivent des plannings d’entraînement rigoureux, un régime alimentaire spécifique et des heures et des heures de travail…

Comment es-tu devenue une de ces « athlètes » ? 

En juin 2014, la page Facebook Just Dance annonçait la première Coupe du monde. Fan du jeu - et toujours gagnante contre mes amis - je me suis dit que je devais tenter ma chance ! Finir championne de France et médaille de bronze mondiale en 2014, je n'avais pas osé en rêver ! Je pense que j'ai réussi parce que je fais toujours les choses à fond et que je me suis entraînée comme une malade ! Tout le monde n'était pas forcément aussi bien préparé puisque c'était la première Just Dance World Cup. Ça m'a donné un avantage.

Cette année, c’était différent : les autres candidats savaient ce qui les attendaient ! Mais je ne pouvais pas imaginer ne pas en être. J’ai eu du mal à me qualifier, en dépit d’un training militaire Métro-Boulot-Just Dance-Dodo ! Heureusement, j'ai des amis fidèles : ils venaient chez moi, m'aidaient à trouver le "Perfect"* qui me résistait. Je ne les remercierai jamais assez pour ça.

Dina Post

Document d’archive ! Le post de Dina sur Facebook, et sa réaction à l’annonce d’un championnat du monde Just Dance. Prémonitoire ? 

© Facebook

Que comptes-tu faire maintenant ?

Déjà… dormir ! Pour le reste, je vais continuer à Just Dancer, bien sûr, et participer à des conventions, des évènements, etc. Je vais aussi encore et toujours partager avec ma communauté. Mes supporters, avec qui je suis en contact via mes réseaux sociaux, m'ont énormément apporté, ils sont un soutien immense et je les adore. Il y a aussi ma « Just Dance Family, » et les autres compétiteurs avec qui je suis devenue amie. Enfin, Diegho - le champion du monde en titre - et moi sommes devenus très proches. Notre rêve était de disputer ensemble la finale de la Coupe du monde. Et ça, c’est fait ! »

*Dans une chorégraphie Just Dance, un « Perfect » correspond au maximum de points offerts pour une parfaite succession de mouvements.