De retour des Jeux de Rio 2016, nous recevions mercredi 5 octobre dans notre siège parisien, trois des quatre athlètes que nous soutenons depuis deux ans dans le cadre du Pacte de Performance lancé par le Secrétariat d’Etat aux Sports en 2014. L’occasion pour ces champions de nous raconter leur expérience aux JO et aux Jeux paralympiques, mais aussi d’aborder les difficultés que rencontrent les athlètes pour financer leur carrière sportive et d’attirer l’attention sur la lente acceptation du handisport en France.

« En France, 80% des athlètes vivent sous le seuil de pauvreté, soit moins de 500€ par mois. » Une réalité que Richard Dacoury, Consultant communication corporate sport pour Coca-Cola France, a rappelé dès le début de cette rencontre pour contextualiser le soutien que Coca-Cola apporte à ces quatre sportifs. « Nous sommes très fiers avec 80 autres entreprises d’avoir accompagné et apporté un peu de sérénité et de confort à plus de 165 athlètes pour préparer ces JO. » Un partenariat naturelle pour l’entreprise qui s’inscrit dans la longue histoire commune de Coca-Cola et des Jeux olympiques depuis 1928.

Pour Charles Rozoy, médaille d’or au 100 m papillon -avec un seul bras valide - aux Jeux paralympiques de Londres en 2012, l’aide de Coca-Cola France lui a permis de réaliser deux stages d’entraînement de trois semaines, plus la moitié de sa préparation mentale avec une coach, soit plusieurs centaines d’heures sur deux ans. « C’est énorme et pour ça je remercie Coca-Cola France. » Quant à Antoine Jesel, champion d’aviron et intermittent du spectacle, victime d’un accident de voiture qui l’a laissé polytraumatisé des membres inférieurs : « Cette aide de Coca-Cola Entreprise m’a permis de diminuer un peu mon activité pour mieux m’entraîner. Sans cela, je n’aurais pas pu me qualifier pour les Jeux. » Et pour Vincent Anstett, le pacte de performance lui a permis « d’être compétitif au niveau mondial avec une troisième place décrochée au dernier championnat du monde d’escrime. » Emilie Fer, médaillée d’or en kayak aux Jeux de Londres en 2012, était également parmi les athlètes soutenus par Coca-Cola France, mais elle n’a malheureusement pas réussi à se qualifier pour les Jeux cette année.

Profitant du retour de ces champions, le directeur de la Communication et des affaires externes, Laurent Turpault, les a intérrogé sur leur « gestion de l’après compétition ». Comment faire pour redescendre après un tel temps fort ? « C’est vrai qu’il y a une peur du vide après la compétition, explique Vincent Anstett. Certains pleurent même d’ennui, précise-t-il. Après avoir digéré, l’important c’est de se refixer des objectifs. » « Même en cas d’échec, ajoute Charles Rozoy, c’est là que l’on trouve le moteur pour réaliser des exploits. » Une belle leçon de management et de gestion des émotions pour les collaborateurs de Coca-Cola présents dans la salle.

« En France on a plus de mal à accepter le sport paralympique », Charles Rozoy

L’audience s’est ensuite intéressée de plus près à la réalité du handisport en France. Notamment par la voix du Directeur commercial et client de Coca-Cola France, et grand sportif, Arnaud Leroux, envoyé à Rio en tant que reporter en herbe pour Coca-Cola et qui connaît bien les difficultés que rencontrent les athlètes handisport. « C’est vrai que contrairement aux pays anglosaxons, en France on a plus de mal à accepter le sport paralympique, explique Charles Rozoy, c’est souvent un triple handicap : on est étudiant, athlète ET handicapé. Certains ne se mettent même jamais sport… » Et Richard Dacoury de constater : « Même si la réalité du handicap progresse dans la société française, les mentalités doivent encore beaucoup évoluer dans son acceptation et dans le vivre ensemble »

Beaucoup de chemin reste à faire, mais certains signes sont prometteurs. La couverture médiatique est grandissante et des entreprises comme Coca-Cola s’engagent de plus en plus dans des projets de sponsoring et de crowdfunding sportifs pour contribuer à l’essor du handisport dans notre pays.