Elena vit, travaille et vibre football ! Mais cette jeune femme originaire de Saint-Pétersbourg est bien plus qu'une fan. Elle est également bénévole auprès de l'Ambassade des supporters russes pour l'UEFA EURO 2016™. Un moyen idéal de vivre l'événement côté coulisses et au plus près du public. Pour Elena, chaque match est une fête et, des tribunes aux Fan zones, elle compte bien profiter à 100 % de la compétition !

Journey : Que représente le foot pour vous ?

Elena : « Le football fait partie de ma vie, à la fois personnelle et professionnelle. Je viens d'une famille très sportive : mon frère jouait et ma mère était entraîneur à l'académie de football de Saint-Pétersbourg. J'avais 13 ans lorsque j'ai commencé à suivre les matchs avec beaucoup d'assiduité. Nous allions au stade en famille et c'était à chaque fois une grande fête. On supportait notre équipe et en même temps c'était un moyen de nous réunir et d'être ensemble. Finalement, cette connexion familiale avec le football et mon intérêt personnel pour ce sport ont fait que j'ai commencé à m'y intéresser d'un point de vue académique. J'ai alors décidé de soutenir une thèse de sociologie à l'université sur les supporters de l'équipe de Saint-Pétersbourg.

Pourquoi les émotions sont-elles si fortes au football ?

Le football est un sport facile à pratiquer. On a besoin de trois fois rien pour jouer : un ballon, des buts de fortune et quelques règles simples. Le foot réunit les gens, les rassemble autour d'un but commun et le stade est comme un théâtre à ciel ouvert. Les émotions font partie du sport quel qu'il soit, mais au football il y a une connexion spéciale entre les joueurs et les supporters. Ils jouent pour nous et on les soutient, une telle unité est vraiment unique. Cette atmosphère positive et cette émotion font partie du jeu et le rendent vivant. Le football ne serait rien sans les émotions, elles en sont le moteur.

Quel est votre plus grand souvenir de l'équipe de Russie ?

Je me souviens du match entre la France, alors championne du monde, et la Russie le 5 mars 1999. À cette époque, l'équipe était loin d'être aussi forte qu'elle l'est aujourd'hui et j'étais d'autant plus inquiète que les joueurs de l'équipe de Saint-Pétersbourg jouaient en sélection nationale pour la première fois. J'ai regardé le match à la télévision avec ma famille et j'ai le souvenir d'une rencontre incroyable. Le jeu était complètement fou et la Russie a marqué 3 buts. Nous étions tous tellement heureux ! À la télévision, dans la presse, dans la rue, les gens ne parlaient que de ça. C'était inspirant pour tout le pays. Et me voilà à Paris, 17 ans plus tard, pour assister à un match entre la France et la Russie ! C'est comme un retour en enfance...

Et le pire ?

Je me rappelle il y a quelques années d'un match amical perdu 7-0 contre l’Espagne. Notre gardien était devant ses buts, hébété, totalement anéanti. Et j'étais dans le même état devant mon téléviseur. Mais je n'aime pas trop me souvenir des mauvais moments, il est plus facile de trouver de bons souvenirs. Pour ce genre de questions il faut mieux demander à un homme je pense ! Les hommes voient peut être les choses de manière moins émotionnelle.

Comment célébrez-vous une grande victoire ?

J'aime surtout partager ces moments-là avec mes amis et ma famille. On discute, on échange sur nos impressions autour d'un bon dîner. Encore une fois, c'est être ensemble qui compte.

Qui va gagner l'UEFA EURO 2016 ™ ?

Je pense que la France a de bonnes chances. Vous avez une belle équipe avec de jeunes joueurs prometteurs. Je crois que la Russie pourrait aussi tirer son épingle du jeu. Nous sommes dans un bon groupe, en dépit de la présence de l'Angleterre. Je dirais que la France, l'Allemagne et l'Espagne sont mes favoris mais il y a toujours des équipes qui créent la surprise. C'est ce qui rend la compétition intéressante ! »