Le football n'est pas un sujet à prendre à la légère. Il a ses règles, ses codes, mais aussi, à l'image des expressions savoureuses du rugby, un lexique parfois... nébuleux. Vous pensiez que connaître la définition du corner ou du hors-jeu suffirait pour briller en soirée ? Vous faites erreur ! Alors que l'UEFA EURO 2016 ™ approche à grands pas, nous vous proposons un « kit de survie en milieu footballistique ». Panenka, biscotte ou ciseau, n'auront bientôt plus aucun secret pour vous !

Ciseau : le but tranchant
Vous imaginiez un joueur, lancé à vive allure, se saisir d'une paire de ciseau et s'en aller découper les filets du but adverse ? On vous arrête tout de suite. Il s'agit en réalité d'une frappe réalisée en extension avec un mouvement des deux jambes, tel un ciseau. Très apprécié du public, ce type d'acrobatie est l'apanage des plus grands.

Biscotte : l'arbitre vous la sert sur un plateau
Cette biscotte-là ne se trempe pas dans le café. Elle pourrait même, au contraire, causer une belle indigestion. Un mauvais geste ou un mot plus haut que l'autre et l'homme en noir dégaine la biscotte, autrement dit : le carton. Qu'il soit jaune ou rouge, c'est toujours une mauvaise nouvelle.

Manger la feuille : ça ne passe pas !
Il arrive parfois qu'en dépit de circonstances idéales : alignement des planètes, collectif parfait, adversaire dépassé, l'attaquant rate un but pourtant évident. On dit alors que le pauvre a « mangé la feuille », en référence à la feuille de match que les capitaines signent à la fin du match. Dur.

Le coup du sombrero : chapeau bas
Il consiste à faire passer le ballon au-dessus de son adversaire pour l'éliminer. Légèrement humiliant pour le porteur du couvre-chef imaginaire, heure de gloire pour celui qui le réalise, le coup du sombrero est un coup de maître.

Café crème : tout sauf amical
Non, le joueur qui pratique le « café crème » ne s'installe pas sur un petit coin de pelouse avec sa tasse brûlante. C'est même plutôt l'inverse. Ce terme désigne un dribble et l'élimination express(o), et carrément vexante, d'un adversaire. Petit pont, passement de jambe ou même coup du sombrero, le café est amer.

Coup du crapaud : un bond suffit
Retour en 1998 pour la Coupe du monde, le joueur mexicain Cuauthémac Blanco va mettre tout le monde d'accord avec un geste totalement inédit. Contre la Corée du Sud, il bloque le ballon entre ses chevilles et saute entre ses deux adversaires. Avec ce dribble magistral et inattendu, il laisse les autres joueurs sur le carreau.

Panenka : la classe !
Finale de l'UEFA EURO 1976™ entre la Tchécoslovaquie et la République fédérale d’Allemagne (RFA) : la séance de tirs au but doit départager les deux équipes et Antonin Panenka se présente face à Sepp Maier. Il décoche une pichenette tout en douceur au centre du but, le gardien plonge à gauche, l'affaire est pliée.

Coup du scorpion : sans les mains !
Les gardiens de but aussi ont leurs fulgurances. En témoigne l’extraordinaire geste de René Higuita, le portier de l'équipe de Colombie lors d'un match contre l'Angleterre en 1995. Il voit le ballon arriver, se jette en avant et, en lévitation, fouette le cuir avec ses talons. Le ballon repart dans l'autre sens, sous les applaudissements du public.

Se prendre une valise : les joueurs peuvent aller se rhabiller
On est en général heureux de préparer sa valise à la veille des vacances. Mais au football, les joueurs qui se prennent une valise gagnent surtout un aller sans retour pour les vestiaires. Ici, le bagage est surtout synonyme de lourde défaite.

Cacahuète : en pleine lucarne !
Tirée derrière la ligne des 16,50m, la cacahuète (ou mine) est un but en mode boulet de canon. La trajectoire parfaite du ballon l'emmène directement au fond des filets et le gardien en est réduit à faire de la figuration. Le joueur français Jean-Pierre Papin était un des maîtres du genre.