La Coupe du monde de rugby, dont Coca-Cola est le partenaire officiel se déroule actuellement en Angleterre. L'occasion de revenir sur la pratique du haka par les nations d'Océanie.

Porteuse d'une culture ancestrale, cette danse chantée est devenue une démonstration de force très attendue par tous les fans de rugby.

Lors de certaines rencontres, avant même le coup de sifflet de l'arbitre, les deux équipes se font face, se toisent, se jaugent. Le combat a déjà commencé. Dans le stade, le silence se fait puis s'élève du terrain une voix rageuse « Ringa Pakia ! Uma Tiraha ! » (Frappez des mains sur vos cuisses ! Que vos poitrines soufflent !). Ainsi débute le célèbre ka mate, le haka traditionnel des All Blacks. Si le terme haka signifie « faire » en langage maori, il désigne en réalité une danse chantée rituelle des peuples du Pacifique sud. De la Nouvelle-Zélande aux Îles Fidji, de Samoa aux Îles Tonga ce sont en réalité plusieurs dizaines de hakas qui coexistent. De chants guerriers qui précèdent la bataille, ils sont devenus une véritable attraction que le public acclame avec ferveur !

NOUVELLE-ZÉLANDE, LE BERCEAU DU HAKA

Le Ka Mate (« Voici la mort ! ») est le haka le plus célèbre et surtout le plus ancien utilisé dans le cadre du rugby, dès 1884. Pratiqué à l'origine par l'équipe des « Natives » (joueurs indigènes), c'est finalement en 1905 que les All Blacks réalisent le Ka Mate pour la première fois. Le haka est habituellement conduit par un joueur maori et devient au fil des années l'emblème de l'équipe et d'une culture ancestrale. Ce rituel d'avant-match, dont il existe de nombreuses variantes telle le « Kapa O Pango », suscite des réactions très diverses chez les adversaires de l'équipe néo-zélandaise. Les supporters anglais ont pris l'habitude de donner de la voix dans les tribunes avec leur chant fétiche, « Swing low, Sweet chariot » tandis que les joueurs français sont devenus maîtres dans l'art de défier leurs adversaires les yeux dans les yeux.

LE CIBI DES ÎLES FIDJI, UNE RÉACTION D'ORGUEIL

Cibi signifie « célébration de la victoire par les guerriers ». La sélection fidjienne l'adopte en 1939 lors d'une tournée en Nouvelle-Zélande. Face à l'impressionnant haka des All Blacks, le capitaine de l'équipe, Ratu Sir George Cakobau, décide que son équipe doit adopter son propre chant. Il fait appel à un chef de tribu, Ratu Bola, afin qu'il crée un cibi original. Il porte bonheur aux « Flying Fidjians ». Bilan : sept victoires et un match nul contre les Néo-Zélandais. S'il est à l'origine un véritable cri martial et une inspiration pour les soldats, le cibi est aujourd'hui pratiqué par tous ceux qui pratiquent le rugby aux Fidji, des pelouses des grands stades internationaux aux plages où débutent les plus jeunes.

TONGA ET SAMOA, UN HÉRITAGE COMMUN MAIS UNE IDENTITÉ PROPRE

Importé aux Tonga par les habitants des Îles Wallis, le Sipi Tau est un « Kailao », une « danse guerrière ». Pour les joueurs, il ne s'agit rien de moins que puiser, dans leur histoire et l'énergie de leur ancêtres, la force nécessaire pour gagner le match. Les paroles sont sans équivoque : « Aujourd'hui, destructeur des âmes, je suis partout ! ». Dans l'île voisine des Samoa, il existe également un haka appelé le Siva Tau. Le public l'a découvert lors de la première participation du pays à la Coupe du monde de 1991 où l'équipe a mené un parcours brillant jusqu'en quarts de finale. Spécialement composé pour l’événement, il annonce la couleur : « Guerrier des Samoa, je suis fin prêt, il n'y a nulle autre équipe, nulle part ! ». Une grande partie des joueurs samoans est originaire de Nouvelle-Zélande. Les rencontres entre les deux nations ont donc toujours une saveur particulière. Haka contre haka, que le meilleur gagne !

Le haka est une pratique spécifique des équipes des îles d'Océanie, mais Coca-Cola zéro n'est pas en reste ! La preuve en images ...