Sortant de l’eau après 3,8 km de nage en eau libre, vous enfourchez votre vélo pour avaler 180km. Au terme de cette « promenade de santé », vous terminez en beauté en courant un marathon, soit un peu plus de 42 km.

Le programme de l’Iron Man est exigeant et vous emmène jusqu’au bout de l’effort. Un défi relevé en juin 2015, par la #teamcocacola à l’Iron Man de Nice.

Depuis la fin des années 1970 et sa création aux îles Hawaï (Etats-Unis), l’Iron Man désigne la version ultime du triathlon. L’épreuve est née d’une controverse entre nageurs, cyclistes et coureurs. Afin de déterminer quel type d’athlète était le plus résistant, ils décidèrent d’organiser une course extrême : un triathlon combinant les trois épreuves les plus difficiles de l’époque pour chaque sport. Un des organisateurs de la course déclare : « Whoever finishes first, we'll call him the Iron Man », comprenez « Celui qui terminera 1er, nous l'appellerons l'homme de fer ». La discipline était née et son nom tout trouvé.

« ARRIVER EST DÉJÀ UNE VICTOIRE », DEVISE DE L’IRON MAN

L’Iron Man se distingue du triathlon par la difficulté des parcours. Si l’épreuve classique privilégie l’équilibre entre les trois disciplines, l’Iron Man mise tout sur l’endurance. Sur les quinze athlètes à prendre le départ de la première édition, le 18 février 1978, seuls 12 parviennent à rejoindre la ligne d’arrivée. En 1982, coup d’éclat sur l’Iron Man… Cette année-là, une étudiante nommée Julie Moss participe à la course dans le cadre de sa thèse sur la physiologie du sport. Elle prend la tête du classement féminin et la conserve. Mais à quelques dizaines de mètres seulement de la ligne d’arrivée, elle s’écroule. Epuisée et déshydratée. Rattrapée, puis dépassée, elle parvient tout de même à franchir la ligne à quatre pattes. Une extraordinaire performance qui donne ses lettres de noblesse à l’épreuve. Les devises d’Iron Man : « la course où tout est possible », et « arriver est déjà une victoire », n’ont pas changé depuis !