Pour faire un bon match de football, il faut un stade, deux équipes, des slogans et… du monde pour les reprendre en chœur ! Que ce soit dans les tribunes ou au fond de leurs canapés, les supporters sont l’âme du football. Râleurs, chauvins, mordus de technique ou commentateurs manqués : Journey s’est penché sur ces catégories de fans indispensables à la réussite de l’UEFA EURO 2016™. Vous reconnaitrez-vous ?

L’entraîneur

Passionné de tactique et de termes obscurs, le supporter-entraîneur puise son savoir d’une connaissance encyclopédique de la presse sportive. Il n’a bien entendu jamais entraîné la moindre équipe, mais a un jour réussi à expliquer le hors-jeu à sa fiancée. Survolté durant chaque rencontre, il peut perturber son voisinage. Si vous l’accueillez pour regarder un match, réservez-lui un banc et confisquez son porte-voix.

Sa phrase culte : « Aujourd’hui, il va falloir muscler le jeu ! »

Le commentateur

Tout le monde connaît un commentateur dans son entourage, tant le genre est répandu. Ce personnage haut en couleurs décrit absolument TOUT ce qu’il voit à l’écran, et n’hésite pas à se complaire dans les redites, les pléonasmes, voire la pure tautologie. Heureusement pour nos oreilles, son organe finit par le trahir. Dès les huitièmes de finale, il est aphone !

Sa phrase culte : « Buuuuuuuut ! »

Le superstitieux

Le supporter superstitieux est persuadé que les résultats sportifs dépendent de la transcendance plus que de l’immanence. Exemple : si la France à gagné en 1984, puis 16 ans plus tard en 2000, alors elle gagnera en 2016. Obligé, juré, craché. Le superstitieux peut aller loin : il est capable de vous rendre responsable de la défaite de votre équipe car vous n’avez pas porté les mêmes chaussettes que lors de leur précédente victoire, quelques jours plus tôt. Vous aurez beau lui expliquer les vertus de l’hygiène, rien n’y fera. Laissez-le à ses pattes de lapin et autres gris-gris…

Sa phrase culte : « Ça porte malheur ! »

Le trompettiste

Le trompettiste se reconnaît facilement : il arbore une trompette (ou une vuvuzela, voire un biniou). Le trompettiste ignore superbement ce proverbe d’outre-Manche : « A gentleman is a man who can play the bagpipe, and who doesn’t » (Un gentleman est un homme qui sait jouer de la cornemuse, mais s’en abstient). Le trompettiste ne sait pas jouer de la trompette. MAIS IL EN JOUE !

Sa phrase culte : “ TARATARATATA TARATA ”

La fashion victim

La fashion victim possède toutes les paires de chaussures du tournoi et l’intégralité des maillots des équipes. Parfois, on se demande s’il assiste aux matchs pour le sport ou juste pour le plaisir de se pavaner avec ses dernières tenues. C’est également le seul supporter capable d’expérimenter sur sa personne les coupes de cheveux les plus incroyables de la compétition, et le champion toutes-catégories du chapeau improbable porté dans les tribunes.

Sa phrase culte : « Trop frais le maillot albanais ! »

L’exalté

L’exalté peine à choisir un camp. Passant du plus profond abattement à l’extase footballistique en moins de temps qu’il n’en faut au ballon pour passer d’un camp à l’autre, il fustige, tance et honnit ceux qu’il a précédemment adorés, sur des critères fluctuants. Reconnaissons toutefois une chose : l’exalté est rarement un passionné de football, plus souvent un supporter d’occasion, lors des compétitions internationales. N’est-ce pas maman ;) ?

Sa phrase culte : « Ça y est, ce coup-ci c’est plié ! » (sans qu’on sache s’il s’agit d’une bonne nouvelle… ou pas !)

Le geek

Possession du ballon, nombre moyen de buts par match et degré d’usure des crampons en fonction de l’état de la pelouse : le supporter geek est à peu près incollable sur tout ce qui touche de près ou de loin au football. Ses connaissances peuvent en faire un compagnon agréable lors des matchs, à condition de savoir le débrancher lorsqu’il s’emballe. Car, légèrement blasé par sa super-compétence, il considère le football comme un sport « dépassé, démodé, en un mot… fini».

Sa phrase culte : « Statistiquement parlant, Griezmann est au mieux de sa forme ! »

Le négatif

Parfois, on se demande si le supporter pessimiste n’est pas un peu masochiste. Sinon, pourquoi s’infliger tant de souffrances ? Les joueurs sont nuls, l’entraîneur en-dessous de tout, sans parler de l’arbitrage. Même quand son équipe domine, il est persuadé que ce n’est que le prélude à une catastrophe imminente. Et lorsqu’elle perd, c’est forcément le fruit d’un complot. À fuir !

Sa phrase culte : « Ce match est perdu d’avance, c’est évident »

Le patriote

Main sur le cœur, le patriote accompagne l’entrée de son équipe en chantant l’hymne national, debout sur votre canapé. Durant le match, il s’agite comme un diable, indépendamment des prestations sur le terrain mais toujours pour soutenir son équipe nationale. Avec la plus extraordinaire des mauvaises fois, il vous expliquera que les fautes ne peuvent être commises que par l’adversaire. Enroulé dans son drapeau, campé sur ses ergots, maquillé aux couleurs de sa mère Patrie, ce supporter se voit de loin dans les tribunes.

Sa phrase culte : » « Allons z ‘enfants de la Patriiiiiiieuuuuuh ! »