Depuis 10 ans, Pierre se passionne pour le football slovaque. Français né de père allemand, la Slovaquie est en quelque sorte devenue son troisième pays ! Il y a découvert une autre culture mais aussi une manière différente de vivre le football. Pierre a fait de sa passion un métier en créant il y a deux ans le site Footballski, dédié à la pratique du ballon rond dans les pays de l’Est. Il attend avec impatience le début de l’UEFA EURO 2016™ et espère bien que la Slovaquie va créer la surprise.

Journey : Que représente le foot pour vous ?

Pierre : « Le football est vital, à la fois dans ma vie personnelle et professionnelle. Quand on est supporter, on vit pour son équipe et pour moi le foot est bien plus qu’un simple sport. Ce qui m’intéresse, au-delà de la performance, c’est l’aspect culturel du foot. C’est un prétexte passionnant pour découvrir le monde, d’autres pays, d’autres histoires. Et puis le football véhicule des émotions très fortes…

Pourquoi les émotions sont-elles si fortes justement au football ?

Le foot dépasse le cadre du rectangle vert. Quand on regarde un match, on passe de la joie à la tristesse en quelques minutes et surtout on vit ces émotions avec les autres supporters. Qu’ils soient nos amis ou des inconnus, le foot créé du lien entre les gens.

Le football est très populaire en Slovaquie ?

Le hockey est vraiment le sport national ! Je dirais que le foot passe au second plan. Il y a beaucoup de stades assez vétustes et ils sont souvent vides. Néanmoins, il y a un noyau de supporters très investis et impliqués qui suivent l’équipe partout. Mais à l’inverse des autres pays européens, le foot n’est pas un sport familial.

Quel est votre meilleur souvenir de l’équipe de Slovaquie ?

En 2010, le pays a participé à la Coupe du monde pour la première fois de son histoire depuis la dissolution de la Tchécoslovaquie. L’équipe a rencontré l’Italie pour aller en huitième de finale et, contre toute attente, a gagné 3-2 avec un doublé de Robert Vittek. C’est un souvenir incroyable et une victoire miraculeuse. C’était grandiose et ça a provoqué un véritable déclic pour le foot en Slovaquie. À partir de là les gens ont commencé à s’y intéresser.

Et le pire ?

La défaite 2-1 contre la Bosnie lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. C’était le premier match du sélectionneur actuel Jan Kozak. On avait vraiment les moyens de gagner… C’est triste de perdre comme ça, surtout quand on regarde la physionomie du match. On avait tout pour y arriver.

Comment célébrez-vous une grande victoire ?

On crie, on chante, on se casse la voix ! La communion avec les autres supporters est indescriptible. Dans ces moments-là on oublie tout, on vit l’instant présent.

Qui va gagner l’UEFA EURO 2016™ ?

C’est difficile à dire, avec la vague de blessures qu’on observe en ce moment dans toutes les équipes. Et puis le niveau a évolué, il n’y a plus vraiment de grandes et de petites équipes. On peut vraiment avoir des surprises, c’est une compétition ouverte. Même si, évidemment, la France part favorite parce qu’elle joue à domicile. Mais il ne faut pas sous estimer l’Autriche qui a fait de très bonnes qualifications, ou même la Pologne qui pourrait déjouer les pronostics. Pour la Slovaquie ce serait formidable de sortir de la phase des groupes et d’aller jusqu’en huitième de finale… »