Lorsque les premiers Jeux olympiques modernes ont été organisés à Athènes en 1896, il n’existait aucun vestiaire pour les femmes. Cela tenait simplement au fait qu’aucune athlète féminine ne participait à cette édition. En 1920, l’année où les Américaines ont obtenu le droit de vote, près de 60 femmes ont concouru, aux côtés de plus de 2 500 hommes. Retour en 2016 : lorsque la Flamme olympique s’est allumée à Rio, ce sont 45 % d’athlètes féminines qui étaient attendues.

Ce chiffre compte, car le sport est un univers essentiel pour permettre aux femmes de devenir leaders. Une étude réalisée auprès de dirigeantes d’entreprises a montré que 94 % d’entre elles avaient fait du sport. Trois quarts d’entre elles ont déclaré que le sport contribue à accélérer le leadership des femmes et leur potentiel de carrière. En exposant les athlètes à des échecs répétés ainsi qu’à de belles victoires, le sport contribue indubitablement à encourager la résilience, la capacité à s’imposer et la confiance en soi.

Wilma Rudolph

La victoire de Wilma : Lors des Jeux olympiques de 1960, Wilma Rudolph (ci-dessus), surnommée la "femme la plus rapide du monde" remporte trois médailles d'or, notamment celle du 100 mètres.

Les États-Unis ont compris l’importance de la compétition pour les jeunes filles dès 1972. Le pays adopte alors l’amendement Titre IX, un texte majeur qui interdit toute discrimination de sexe dans les programmes éducatifs, y compris dans le sport. Résultat : une explosion du nombre de sportives dans les lycées et les universités, un vivier dont se détachent quelques athlètes d’exception qui devaient finalement participer aux Jeux. Les Jeux de Rio offrent donc l’occasion aux femmes de s’imposer une nouvelle fois et de battre de nouveaux records.

Nous sommes convaincus qu’ils existent quelques moments dans l’histoire où nous pouvons avancer vite et loin. Ce moment est venu !

Melanne Verveer est l’ancienne ambassadrice des États-Unis en charge de la condition féminine dans le monde. Elle dirige l’institut de Georgetown pour les femmes, la paix et la sécurité.
Kim Azzarelli est conseillère juridique, d’entreprise et philanthropique spécialisée dans l’amélioration de la situation des femmes et des jeunes filles. Elle est Présidente et co-fondatrice du Centre mondial Avon pour les femmes et la justice de la Faculté de droit de Cornell.

Ensemble, Melanne Verveer et Kim Azzarelli ont cofondé Seneca Women et sont les auteurs du livre Fast Forward: How Women Can Achieve Power and Purpose.