Depuis la Renaissance, les « rafraîchissements » appartiennent à la culture et à l’histoire des Français. D’abord réservée à une élite, leur consommation se généralise au fil des siècles. Jusqu’à la révolution gazeuse de 1767, quand Joseph Priestley crée la toute première boisson gazeuse. En quelques dates, retour sur près de 5 siècles de « soft » (boissons sans alcool).

Ce n’est qu’à partir de la deuxième moitié du 19e siècle qu’on peut réellement parler de boissons artificiellement gazéifiées. Pourtant, l’histoire des boissons sans alcool remonte à beaucoup plus loin. Dès l’Antiquité, de nombreux peuples d’Asie mineure réfrigéraient jus de fruits et autres substances sucrées. Les Romains, quant à eux, faisaient parvenir de la neige du Vésuve ou de l’Etna pour consommer leurs boissons. Mais c’est à la Renaissance qu’apparaît réellement la tendance des « rafraîchissements » avec la diffusion en France des sorbetti (« sorbets ») italiens par Catherine de Médicis…