Pour la 3e année consécutive, les collaborateurs de Coca-Cola, toujours plus nombreux, se sont réunis à Deauville, non pour fouler les fameuses planches mais pour participer à la 6e édition du triathlon. Natation, vélo et course à pied attendent les 1700 triathlètes. À l’arrivée, un gagnant : William Mennesson de la team Coca-Cola. Une victoire que l’on obtient rarement seul dans ce sport. Interview d’un passionné pour qui la performance se savoure à plusieurs.

Silhouette longiligne et débit rapide, William Mennesson âgé de 23 ans, stagiaire au sein du département Stratégies Insight de Coca-Cola France ne donne pas l’impression d’avoir couru un triathlon sur une distance olympique trois jours auparavant. Pourtant, il semble avoir absorbé sans difficulté 1,5 kilomètre de nage, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied, tout comme les 90 collaborateurs de Coca-Cola qui ont chacun choisi de parcourir la même distance ou de participer au relais. Composée entre autres de Richard Dacoury, ancien joueur de basket et consultant communication corporate sport pour la marque, l’équipe s’est soudée autour de son jeune athlète pour l’accompagner jusqu’au dernier mètre.

Comment as-tu commencé le triathlon ?

Il y avait une épreuve 3 x 500 mètres au bac, j’ai pris cette option et j’ai explosé les records, avec surprise. Avant cette expérience, je ne m’étais jamais essayé à l'athlétisme mais plutôt à des sports comme le volley ou la voile. L’année suivante, j’ai commencé à m’investir dans le triathlon en m’inscrivant en club à Versailles, puis à Oxford et enfin au Stade Français.

Quelles sont les performances dont tu es le plus fier ?

J’ai fini premier du triathlon de Vendôme en battant le record de l’épreuve ou encore champion d’Europe à l’Ironman d’Hawaii dans la catégorie des moins de 24 ans.

Tu étais sans doute l’un des plus expérimentés de la team Coca-Cola, as-tu été le coach de l’équipe en quelque sorte ?

Je n’étais pas l’entraîneur attitré mais j’étais disponible pour parler du triathlon, de l’endurance, de la logistique ou de l’alimentation à avoir pour rester en bonnes conditions physiques. Avant même de rentrer chez Coca-Cola, j’avais prévu de m’inscrire au Triathlon International de Deauville et c’est avec grand plaisir que j’ai participé aux entraînements du mardi et du vendredi avec l’équipe.

À propos d’entraînement, combien d’heures par semaine y consacres-tu ?

Je m’entraîne plusieurs fois par jour souvent 2 à 3 séances, je pratique chaque sport quotidiennement et je fais un peu de musculation. Sur la semaine, cela correspond entre 15 et 25 heures de pratique. Il n’y a pas de jour off, pas de week-end et pas de vacances non plus. Je prends simplement 2 semaines par an pour souffler mentalement mais sinon tu perds très vite. C’est important de garder une certaine rigueur, en revanche ça ne m’empêche pas d’avoir une vie.

Dans l’équipe, les niveaux sont hétérogènes, comment vous êtes-vous accordés ?

Le triathlon, c’est avant tout un combat contre soi-même ! Il y a plusieurs façons d’envisager cette épreuve, en relais ou en individuel sur une petite, moyenne ou longue distance. Le samedi, j’ai participé au L (ndlr, longue distance) en relais avec Richard Dacoury sur l’épreuve vélo, Juliette Caullier, une autre collaboratrice, pour sa première course en mer et moi-même sur la partie course à pied. Le dimanche, j’ai fait le M en distance olympique en complet, c’est-à-dire en individuel. Chacun y va avec ses objectifs. En relais, il n’y a pas d’ambition particulière si ce n’est de finir la course et de prendre du plaisir. Peu importe le résultat, l’enjeu c’est de se dépasser dans chaque sport.

Qu’est-ce-que tu aimes particulièrement dans ce sport ?

Ce sont des épreuves très fédératrices, même en individuel. J’aime le triathlon parce que les ambiances sont toujours incroyables, elles donnent tellement envie de se dépasser. Et puis, c’est un joli sport, au contact de la nature avec des épreuves variées. On se soutient même entre concurrents. Lorsque quelqu’un marche, on vient lui taper sur l’épaule pour l’aider à reprendre.

Quels conseils donnerais-tu pour courir un triathlon sereinement ?

À mon avis, le nerf de la guerre, c’est l’entraînement ! Il faut aimer s’exercer parce qu’il apporte énormément de rigueur dans la pratique du sport. Bien sûr, prendre du plaisir dans ce que l’on fait est essentiel. Ma recommandation ultime est d’éviter les DNF (ndlr, “Did Not Finish”), c’est-à-dire ne pas finir la course. Toujours penser à la fin même lorsqu’on souffre. On dit souvent que si l’on finit la course, on aura mal une journée mais si on ne la finit pas, on aura mal toute la vie. J’ai déjà eu l’occasion de vérifier ce dicton et je peux vous dire que c’est vrai.

Un mot pour ton équipe ?

Bravo à tous ! Nous avons fait mieux que toutes les statistiques envisagées avec quasiment 100 % de “finishers”. Il y a toujours un moyen de progresser dans ce sport alors je leur souhaite d’aller plus vite, de voir plus grand et de courir plus loin. Je les remercie vraiment pour tout le soutien, ils m’ont encouragé comme s’ils couraient. Sans eux, je n’aurais pas réussi à gagner.