Publiée en juillet 2017 dans le journal Food and Chemical Toxicology, une nouvelle publication passe en revue l’ensemble des connaissances sur la sécurité d’utilisation du sucralose, l’un des édulcorants autorisés par la réglementation européenne dans les produits alimentaires et les boissons.

Cette revue de littérature aborde plusieurs aspects relatifs au sucralose : son absorption, sa métabolisation, son potentiel génotoxique ainsi que sa consommation estimée.

L’étude souligne ainsi les résultats suivants :

  • A la différence du saccharose, le sucralose ne subit aucune digestion ou dégradation, il n’est donc pas une source d’énergie ou de calorie. 
  • Le sucralose n’a aucun effet néfaste sur la santé ou sur les indices glycémiques après la consommation à long terme chez des sujets sains et chez les sujets diabétiques. 
  • Cet édulcorant n’est pas cancérogène.
  • Suite à des essais cliniques récents, aussi bien chez les sujets en bonne santé que chez les sujets diabétiques, il a été observé que le sucralose n’a pas d'effet sur les hormones intestinales ou sur la fonction intestinale.

Les principales conclusions de cette méta-analyse appuient ainsi l’absence d’effet néfaste sur la santé du sucralose. Les auteurs rappellent également que les apports estimés des utilisateurs de sucralose restent inférieurs à la dose journalière admissible définie par la réglementation européenne (15mg/kg de poids corporel par jour).

Le sucralose fait partie des alternatives qui permettent de diminuer le sucre des boissons. Cet édulcorant a notamment été utilisé par Coca-Cola France qui a réussi à développer une nouvelle recette du Fanta Orange en 2016, réduite en sucres (-30% de sucres et calories en moins*) tout en conservant le goût délicieux de la célèbre boisson. Par ailleurs, entre 2010 et 2016, 10 millions d’euros ont été investi en Recherche & Développement pour développer l’offre sans sucres ou à teneur réduite en sucres. Cela a permis la création de 18 innovations avec moins de sucres. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement de l’Unesda, auquel Coca-Cola adhère, qui vise à réduire de 10% le sucre dans l’ensemble des boissons entre 2015 et 2020.

Dans cette dynamique d’innovation, The Coca-Cola Company a par ailleurs lancé un appel auprès de la communauté scientifique du monde entier pour trouver la prochaine génération d’édulcorants. L’objectif fixé est d’identifier un nouveau composé naturel, pauvre en calories ou sans calorie, qui reproduise le goût du sucre lorsqu’il entre dans la composition des aliments et des boissons. Le lauréat du grand prix recevra en octobre 2018 une récompense d’un million de dollars (850 000 euros). Avec cette initiative, Coca-Cola réaffirme son engagement de proposer aux consommateurs un portefeuille de boissons toujours plus large et diverse.

*que la moyenne des boissons rafraichissantes gazeuses aux fruits

Magnuson, Bernadene A., Ashley Roberts, et Earle R. Nestmann. « Critical Review of the Current Literature on the Safety of Sucralose ». Food and Chemical Toxicology: An International Journal Published for the British Industrial Biological Research Association 106, no Pt A (août 2017): 324 55. doi:10.1016/j.fct.2017.05.047.

Le lien de l’étude :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28558975