Après la France avec Eric Rosenberg, Président du Club français des collectionneurs de Coca-Cola et la Belgique avec Johan Van Mierlo, Journey part à la rencontre de Frederic, fan de Coca-Cola originaire de Badalona (Espagne) et globe-trotter. Ce collectionneur voyageur, infatigable dénicheur de bouteilles commémoratives, nous raconte comment il parvient à conjuguer ses deux passions.

Journey : Quand avez-vous débuté votre collection Coca-Cola ?

Frederic Garriga : « J'ai commencé différentes collections lorsque j'étais enfant. Pour les objets Coca-Cola, les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 ont été le déclic. La marque est le sponsor officiel de toutes les olympiades et propose lors de chaque édition des stands aux collectionneurs. Après les pin's, je me suis progressivement spécialisé dans les bouteilles commémoratives en verre. Aujourd'hui, je possède environ 3 000 objets estampillés Coca-Cola.

Quelle est la bouteille la plus importante de votre collection ?

Mes préférées ne sont pas forcément les plus anciennes mais plutôt celles que j'ai eu le plus de mal à obtenir. Parfois, il est plus difficile de trouver une bouteille qui date d'il y a deux ans qu'une bouteille qui a un siècle ! Il y en a une qui est vraiment spéciale pour moi, elle vient des Jeux olympiques organisés à Moscou (Russie) en 1980. Les États-Unis ont boycotté ces Jeux et tous les objets Coca-Cola réalisés à cette occasion devaient être détruits. Sur internet, j'ai finalement trouvé une bouteille JO de Moscou. Cette petite histoire derrière l'objet fait de cette bouteille une de mes préférées.

Vous voyagez beaucoup pour votre collection ?

Oui, énormément. J'étais récemment en Argentine pour une convention. Cette année je suis allé deux fois aux États-Unis mais aussi en Malaisie, en Allemagne et en Belgique. J'essaie d'aller partout, de voyager aussi souvent que possible pour ma passion. Avec les autres collectionneurs nous sommes vraiment des amis, on se croise un peu partout dans le monde depuis des années.

Bouteille Alu

Cette bouteille d'apparence anodine est en fait extrêmement recherchée. Il s'agit en effet de la première bouteille en aluminium éditée par Coca-Cola en 2005.

© Esther Buitekant

Que vendez-vous lors de ces rencontres de collectionneurs ?

Je vends des objets que je possède en double ou que je ne collectionne pas car je préfère me concentrer uniquement sur les bouteilles commémoratives. Finalement, j'achète un peu de tout pour revendre ensuite. Cela m'aide à enrichir ma collection et à acheter ce que j'aime vraiment. Aujourd'hui je vends une des toutes premières bouteilles réalisées en aluminium en 2005. Fabriquée au Mexique, elle était destinée au marché argentin.

L'occasion pour vous d'aller au contact du public...

Tout à fait ! On rencontre les gens, on voit et on touche les bouteilles, l'ambiance est chaleureuse ! Sur internet, on ne sait pas qui est de l'autre côté de l'ordinateur et on ne découvre l'objet qu'au moment où il nous est livré. C'est très froid, et pourtant la nouvelle génération de collectionneurs préfère acheter en ligne.

Au fil des années et des voyages, êtes-vous parvenu à dresser un portrait du collectionneur Coca-Cola ?

En Europe, les collectionneurs ont entre 30 et 60 ans alors qu'aux États-Unis, berceau de la marque, ils ont plutôt entre 60 et 80 ans. Les Américains collectionnent depuis très longtemps, souvent depuis l'enfance. En Asie en revanche, ils sont beaucoup plus jeunes. Le profil diffère notablement d'un continent à l'autre en fonction de l'implantation de la marque, du niveau de vie, du développement du pays. En dépit de ces caractéristiques locales, il y a une réalité : Coca-Cola est une marque que tout le monde connaît, partout et depuis toujours. C'est aussi pour ça que je l'aime autant. »