Coca-Cola est plus qu’une boisson rafraîchissante. Depuis plus de 125 ans, la marque s’est imposée grâce à ses produits, mais aussi par la richesse de son patrimoine.

Pour le public, Coca-Cola est un logo, une couleur, un esprit et une histoire, mais aussi une infinité de produits dérivés. Cadeaux publicitaires, affiches, bouteilles « Collector », vêtements ou accessoires… Rencontre avec Eric Rosenberg, président du Club Français des Collectionneurs de Coca-Cola.

Journey France : Comment vous est venue cette passion pour les objets Coca-Cola ?

Eric Rosenberg : « Coca-Cola fait partie de mon quotidien depuis toujours. J’en bois depuis l’enfance. Le produit, la marque et l’incroyable variété d’objets estampillés Coca-Cola m’ont toujours attiré. À l’adolescence, j’ai commencé par collecter les points qui se trouvaient sous les capsules Coca-Cola. Ma collection a débuté ainsi, avec les objets qu’on pouvait gagner à l’époque en échange de ces points : les yoyos Roll’In, la mappemonde sur laquelle des bouteilles Contour représentaient les usines... Coca-Cola, c’est un vrai morceau d’Amérique, et j’ai toujours été fasciné par l’ « American Way of Life ». D’ailleurs, on me demande souvent pourquoi je ne vais pas m’installer là-bas. Même si j’ai dépassé la cinquantaine, je suis toujours comme un gosse dès qu’il s’agit de Coca-Cola… la marque la plus connue au monde.

C’est une passion qui vous emmène loin…

C’est vrai. Je porte la marque en permanence. Du lever au coucher, 365 jours par an, je ne me sépare jamais de ma veste « Coca-Cola zero ». D’ailleurs, dans mon village, on m’appelle plus « Monsieur Coca-Cola » qu’Éric ! Je fais également partie du « Chapter » d’Atlanta, la représentation locale du Club mondial des collectionneurs Coca-Cola. Petite anecdote sur le sujet : lors d’un séjour aux Etats-Unis, pour un rassemblement de collectionneurs, je suis tombé sur deux « trucks » Coca-Cola, chargés de distributeurs automatiques. J’étais en compagnie de nombreux collectionneurs de Coca-Cola, dont des Américains, mais le seul qui ait eu le droit de monter dans le camion pour la photo, c’est moi ! Ma tenue Coca-Cola des pieds à la tête a aidé, c’est sûr. Les Américains n’en revenaient pas !

Cette fascination vous a emmenée à prendre les rênes du Club Français des Collectionneurs de Coca-Cola

À l’aube des années 2000, j’ai intégré le Club Français des Collectionneurs de Coca-Cola, dirigé par le regretté Michel Houche. Le plus grand collectionneur de bouteilles Coca-Cola au monde, avec 4 000 exemplaires. Cette association a fermé ses portes en 2007. Quatre ans plus tard, après la célébration des 125 ans de Coca-Cola, j’ai eu envie de recréer un groupe dédié aux collectionneurs. En juin 2013, avec Serge Truillet, notre trésorier et vice-président, nous remontions le Club, avec une cinquantaine de membres la première année.

Paroles de Fans : « Dans mon village, on m’appelle plus ‘Monsieur Coca-Cola’ qu’Éric »

L’affiche de la Convention 2016 du Club des Collectionneurs Français de Coca-Cola

© Stéphane Butigieg

Quel est le profil-type du collectionneur français de Coca-Cola ?

Par rapport aux Etats-Unis, nous avons la chance d’attirer un public jeune. Là-bas, les objets Coca-Cola sont très souvent « Vintage », et leur prix atteignent désormais des sommets. En France, la donne est différente. C’est en partie grâce aux éditions « Collector » de la bouteille en aluminium. Ces séries limitées séduisent les jeunes adultes avec leurs couleurs et leur design. Et elles restent accessibles.

Quels sont vos futurs projets ?

Nous organisons chaque année une « Convention », dans un hôtel à Disneyland Paris. Cet événement rassemble des collectionneurs venus du monde entier. Lors de la dernière édition, nous avions par exemple un fan tunisien et un autre chinois. Au total, plus de 300 personnes étaient au rendez-vous. Ces réunions sont des lieux d’exposition, de vente, de troc, mais aussi l’occasion de rencontrer d’autres « mordus » de Coca-Cola. Pour notre prochain meeting, qui aura lieu les 12 et 13 mars 2016 à l’hôtel Dreamcastle de Disneyland Paris, on attend encore plus de monde."