Jeffery Fouke, Jr. aime l’art et le design vintage. Il apprécie aussi – ou plutôt il adore – le Coca-Cola. C’est en mêlant ces deux passions que ce jeune homme originaire de l’Ohio, aux Etats-Unis, a donné naissance à une multitude d’objets et de créations artistiques, tous réalisés à partir d’emballages de Coca-Cola. Une maquette de biplan faite de canettes écrasées, un abat-jour avec des languettes de canettes, et, plus récemment, une Tour Eiffel éclairée !  

La tour mesure environ trois mètres de haut, a nécessité 516 bouteilles en verre de Coca-Cola et plus de 55 mètres de LED. Surnommée « la Tour Eiffel Coca-Cola », cette structure a demandé plus d’un an de travail à Jeffery. Elle trône aujourd’hui près de chez lui, à la bibliothèque municipale d’Oregon, dans l’Ohio.

Âgé de 18 ans, Jeffery a étudié la mécanique à l’Université de Toledo et travaille désormais dans une entreprise spécialisée dans l’outillage. Nous nous sommes récemment entretenus avec lui sur le caractère singulier de ses œuvres d’art inspirées par la marque Coca-Cola.

Eiffel Tower

Comment as-tu construit la Tour Eiffel ? Voilà un projet qui pourrait fort bien devenir viral sur les réseaux sociaux à un moment ou à un autre…

Pour me préparer à construire cette Tour Eiffel, j’ai acheté plus de 900 bouteilles de Coca-Cola. J’ai pris ma voiture et me suis rendu à deux reprises dans tous les supermarchés de la région de Toledo afin d'acheter les bouteilles dont j’avais besoin. Un jour, j’ai même dépensé jusqu’à 300 dollars ! Les patrons des magasins commençaient à bien me connaître... J'ai finalement utilisé 516 bouteilles pour construire la tour.

Eiffel Tower

As-tu bu toutes ces bouteilles tout seul ? Il a bien fallu écluser tout ce Coca-Cola...

En réalité, je l’ai revendu à prix coûtant dans mon lycée. Je gardais les bouteilles au frais, puis les gens consommaient le Coca-Cola et me laissaient les bouteilles vides. Mes amis, ma famille et mes professeurs m’ont été d’une grande aide. Sur la face intérieure de la tour, derrière les bouteilles, j’ai plus tard inscrit les noms des personnes qui m’avaient aidé pour le projet. Et la bouteille située au sommet de la Tour invite à « partager un Coca-Cola avec Jeff » : j’ai trouvé ça sympa.

As-tu fini toutes les bouteilles qui te restaient ?

Je dispose encore de 300 bouteilles environ. J’aimerais commencer la fabrication de lustres. J’en ai vu quelques-uns sur Internet qui mesuraient trois mètres de large. Je travaille actuellement sur le sujet. Ce n’est pas si difficile que ça à fabriquer. Il me faut simplement trouver des clients.

Coca-Cola Logo

Où as-tu déniché l’idée de la Tour Eiffel ? Et qu’en est-il des autres projets ? Quel était l’objectif ?

J’ai créé des œuvres d’art pendant les quatre années que j’ai passées au lycée de Clay High School. J’adore tout ce qui est rétro. J’aime les vieilles bouteilles, les anciennes canettes et tout ce qui est vintage. Et je me suis dit que je pouvais parfaitement créer quelque chose avec tous ces objets. Pour mon projet de fin d’études, j’ai eu l’idée de tenter de construire une Tour Eiffel.

American Flag

Jusqu’ici, quelle est celle de tes créations Coca-Cola que tu préfères ? Quelles leçons en as-tu tirées pour tes nouveaux projets ?

Oh là là, c’est une question difficile ! De tous les projets Coca-Cola que j'ai réalisés, je n’en ai jamais jeté aucun. Le biplan a été la première de mes réalisations à partir de canettes. Lorsque je l’ai terminé, j’ai eu l’impression que mes doigts avaient été lacérés par une lame de rasoir. J’enroulais le matériau et cela devenait extrêmement tranchant, dangereux même. Il s'agissait de mon premier projet et je ne savais pas, en réalité, ce qu’il ne fallait pas faire. Mais j’ai vite appris. Je sais maintenant qu’il faut que je protège mes doigts avec des bandages quand je travaille.

Lorsque j’ai monté la Tour Eiffel, et que je procédais au câblage et au perçage, trois bouteilles se sont cassées dans ma main. Du sang, des larmes et de la sueur : voilà ce que m’ont demandé tous mes projets. Au propre comme au figuré !