Direction Sainte-Maxime, dans le Var, pour ce nouvel épisode de « Paroles de Fans ». Nous y rencontrons Philippe Lubert, mordu de Coca-Cola depuis plus de quatre décennies. À 83 ans, ce président honoraire du Tribunal de Commerce a constitué une collection incroyable d’objets Coca-Cola, qui a les honneurs d‘une exposition au Musée de la Tour Carrée*, jusqu’au 31 août prochain.

Journey : Quelle est l’origine de votre passion pour les objets Coca-Cola ?

Philippe Lubert : « L’aventure a débuté il y a plus de 45 ans. Au début des années 1970, j’ai trouvé, chez un artisan varois, une bouteille de Coca-Cola en verre chauffé et déformé. De fil en aiguille, j’ai commencé à m’intéresser à l’univers Coca-Cola, une boisson que je consommais déjà depuis le milieu des années 1950. La variété extraordinaire des objets, les couleurs, la dimension historique attachée à certaines pièces : tout me plaît. De plus, mes parents étaient brocanteurs, j’ai un certain penchant pour la « chine » !

De quoi se compose aujourd’hui votre collection ?

J’ai plus d’un millier d’objets, de toutes sortes. Des bouteilles et canettes, vides ou pleines, des articles publicitaires, du matériel de vente et de service, mais aussi des objets réalisés en Thaïlande à partir de canettes. Je n’ai pas de spécialité, hormis les bouteilles Collector, dont j’expose une cinquantaine d’exemplaires au Musée.

Tout a été acheté par vos soins ?

Loin de là ! Vous savez, je suis le « Monsieur Coca » local depuis plus de 45 ans, ça commence à se savoir. Pour mes amis, m’offrir une bouteille de Coca-Cola originale est le cadeau parfait. Récemment, un proche a subi une mésaventure en voulant me ramener une bouteille Collector de Las Vegas. À l’aéroport, il a été contraint d’aller vider la bouteille aux toilettes, accompagné d’un douanier, avant d’embarquer… mais j’ai la bouteille !

Les objets Coca-Cola ont-ils leur place dans un musée ?

Bien sûr ! Il y a une dimension artistique dans les objets Coca-Cola, et ce sont des éléments de patrimoine. J’ai par exemple une glacière des années 1950. Je l’ai achetée il y a plus de trente ans à un antiquaire de Menton, pour un prix assez élevé. Mais je ne regrette pas cette acquisition. Elle est magnifique et c’est un objet rare en France. J’ai également une bouteille en bronze, de 25cl, que j’ai commandée à un artisan local. Je suis très fier de ces pièces.

Jusqu’au 31 août, vous faites découvrir votre collection au Musée de la Tour Carrée. C’est votre première exposition ?

Non, j’ai déjà eu l’occasion d’exposer une partie de ma collection, dans une grande surface locale, lors du centenaire de Coca-Cola en 1986. Cette exhibition avait été réalisée en partenariat avec Coca-Cola, qui m’avait alors offert un frigo vitré que je possède toujours. Pour les 130 ans de la marque, j’ai voulu - à nouveau - rendre hommage à Coca-Cola.

Quel est selon vous le profil-type du collectionneur de Coca-Cola ?

Il faut avant tout que ce soit quelqu’un qui aime dénicher des pièces, quel que soit le temps que cela prenne. De mon point de vue, ça ne servirait à rien d’entrer avec un caddie dans une boutique Coca-Cola et de le remplir à ras-bord ! »

Exposition Coca-Cola
Jusqu’au 31 août 2016 au Musée de la Tour Carrée
Place Mireille de Germond
83120 Sainte-Maxime
Tél. : (+33) 04 94 96 70 30
Ouvert toute l’année, du mercredi au dimanche, de 10h à 12h et de 15h à 18h

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© Marc-Aurel Kablan