La question de l’eau et les challenges qu’elle implique se multiplient. Deux facteurs s’avèrent décisifs pour tenter d’y répondre : les partenariats et les solutions. Et c’est bien de solutions au pluriel dont il est question ici.

Pour en parler, la semaine mondiale de l’eau se tiendra cette année à Stockholm, en Suède, du 23 au 28 août, afin de sensibiliser l’opinion publique sur le thème de la préservation de l’eau à l’échelle mondiale.

De même qu’aucune entreprise ni aucun organisme n’est à même d’apporter une réponse aux enjeux mondiaux relatifs à l’eau, aucune solution n’est en mesure, à elle seule, de résoudre la question de l’eau à l’échelle planétaire. Devant l’ampleur du phénomène, nous avons besoin d’une multitude de solutions. Les « Fonds Eau » (de l’anglais « Water Funds ») constituent une réponse efficace relativement récente dont l’impact est significatif et durable.

Les Fonds Eau sont des instruments financiers conçus pour protéger et préserver l’eau au profit de l’ensemble des utilisateurs d’un bassin hydrographique donné. Ils s’avèrent plus efficaces lorsqu’il existe une source d’approvisionnement en eau clairement définie, à savoir les terres sur lesquelles tombent la pluie et la neige utilisées par les personnes vivant à proximité de la source ou bien par les communautés plus importantes installées en aval. De fait, la plupart des Fonds Eau sont situés dans des zones montagneuses, telles que la cordillère des Andes en Amérique du sud.

Pour l’essentiel, les investissements réalisés dans les Fonds Eau proviennent de trois sources différentes :

1. Des fonds d’amorçage destinés à créer une dotation garantissant la viabilité à long terme du fonds.

2. Le financement de projets spécifiques pour traiter une ou plusieurs problématiques du bassin hydrographique, etc.

3. Un financement régulier, notamment sous la forme de versements mensuels provenant du prix de l’eau acquitté par les usagers (entreprises ou particuliers), destiné à soutenir les projets et à répondre aux besoins d’indemnisations dont le fonds a parfois besoin.

Ces investissements proviennent de toute une série de donateurs situés dans le bassin hydrographique, voire au-delà de ses frontières, notamment des usagers locaux du service des eaux, des entreprises et des organismes publics.

Les fonds sont destinés à des projets assurant la protection de terrains essentiels situés en amont, afin de filtrer et de réguler l’approvisionnement en eau. Parmi ces projets figurent notamment la création de zones de conservation, le changement de destination des terrains (interdiction du pâturage du bétail sur les rives d’un cours d’eau, reforestation, élimination des espèces végétales envahissantes), ou encore l’introduction de pratiques agricoles plus durables. Les Fonds Eau indemnisent parfois les agriculteurs situés en amont pour la perte d’usage d’un terrain ou pour tout autre aménagement réalisé. Toutes ces mesures permettent d’obtenir des cours d’eau plus propres et plus durables, de supprimer les fluctuations massives d’approvisionnement en eau en amont du cours d’eau et d’éviter, pour les villes situées en aval, un traitement des eaux coûteux et la survenue d’inondations.

Coca-Cola investit dans une cinquantaine de Fonds Eau répartis sur 11 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Quarante-huit de ces projets bénéficient également du soutien de The Nature Conservancy (TNC), de la fondation FEMSA et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Ces fonds, gérés dans le cadre d’un partenariat entre la BID et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), soutiennent une série de projets de conservation, allant des programmes de reforestation aux actions de sensibilisation des populations et des exploitants agricoles.

Les leçons tirées de l’Amérique latine contribuent à apporter aujourd’hui des réponses à certains défis liés à l’eau dans d’autres régions du monde. C'est le cas notamment à Nairobi, au Kenya, où l’Upper Tana-Nairobi Water Fund (le premier fonds de ce type en Afrique) s’emploie à protéger le Tana, un fleuve d’une importance capitale. Ce fonds local contribue à améliorer le mode de gestion des terrains et des eaux au profit des populations, des entreprises et des agriculteurs kenyans situés sur l’ensemble du bassin hydrographique.

L’ENGAGEMENT DE COCA-COLA : RESTITUER 100% DE L’EAU UTILISÉE

L’accompagnement des Fonds Eau est essentiel pour Coca-Cola, dans la mesure où l’eau est l’élément qui permet à son activité d’exister. Elle est l’ingrédient principal de la plupart de ses boissons et est indispensable pour faire pousser les produits agricoles dont elle a besoin.

De surcroît, Coca-Cola réalise ses produits au sein des communautés dans lesquelles ils sont commercialisés. La marque est donc sensible aux préoccupations locales sur les questions d’eau et de durabilité. La qualité du réseau hydrographique local ayant une incidence directe sur son activité, Coca-Cola a un intérêt tout particulier à veiller à la durabilité des communautés et des économies locales, au sein desquelles elle mène ses activités.

Les Fonds Eau contribuent aux efforts menés par Coca-Cola pour répondre à son objectif : restituer à la nature 100% de l’eau utilisée.

Les Fonds Eau contribuent aux efforts menés par Coca-Cola pour répondre à son objectif : restituer à la nature 100% de l’eau utilisée dans la fabrication de ses produits finis. dans la fabrication de ses produits finis. Lorsque l’objectif sera potentiellement atteint, Coca-Cola poursuivra ses travaux sur les Fonds Eau ainsi que sur d’autres projets liés à la restitution de l’eau. Avec l’augmentation continue du volume de ses ventes, la marque et ses partenaires embouteilleurs garderont comme priorité de restituer et de protéger la totalité des ressources hydriques.

L’eau étant l’une des ressources communes les plus indispensables, il est impératif que chaque utilisateur et chaque bénéficiaire local apporte sa pierre à l’édifice. Secteur privé, société civile, États et communautés ont chacun un rôle à jouer pour garantir la réussite de tout projet lié à l’eau. Les Fonds Eau constituent une solution ambitieuse mais, il en existe bien d’autres. Les partenariats sont essentiels pour identifier et mettre en œuvre des solutions et garantir leur pérennité.