Outre l’aide alimentaire que l’association apporte depuis plus de 30 ans, les Restos poursuivent leur lutte pour l’insertion jusque dans leur activité « départ en vacances ». Pour la troisième année consécutive, le partenariat des Restos du Cœur avec Coca-Cola a permis à de nombreux enfants et adolescents de découvrir de nouveaux horizons. Cet été encore, ils étaient plus de 950, de 8 à 17 ans, à partir pour la première fois de leur vie en vacances.

Chaque été, ils sont plus de trois millions d’enfants, en France, à ne pas profiter pleinement des vacances. « Dans notre mission d’accès à des repas gratuits, nous nous sommes rendus compte que, bien souvent, les enfants ne partaient pas, raconte Soraya Sait, Responsable du réseau Culture & Loisirs des Restos du cœur. Leur famille, en situation précaire, n’était souvent pas en capacité de partir – voire n’avait pas du tout la culture des vacances. »

Camps de vacances : partir pour découvrir et apprendre

« Nous leur proposons de choisir le lieu et le thème qui les intéresse le plus, détaille Soraya Sait. Autour d’une activité en pleine nature comme le rafting ou l’équitation, ou autour d’une thématique plus culturelle comme la production artistique par exemple. C’est un volet éducatif et pédagogique auquel les Restos du Cœur sont très attachés. »
Dans les quelque 2 100 centres des Restos du cœur, les bénévoles sensibilisent directement les familles sur cette question du départ en vacances. Sur bien des aspects (transport, matériel divers, etc.), ils aident de façon suivie les enfants à concrétiser leur projet de vacances.

Les restos du cœur : jeunes et en vacances !

Aux Restos du Cœur, les actions « hors aide alimentaire » représentent près de 40% des activités de l’association.

© Eric Patin

« Accueillis dans les centres de vacances de la Ligue de l’enseignement, avec les Pupilles de l’enseignement public ou les Eclaireurs de France, les jeunes sont encadrés par des animateurs brevetés, dans un indispensable contexte de mixité sociale. Avec le droit aux vacances, nous travaillons sur des questions de citoyenneté, de mobilité et de vivre-ensemble, résume Soraya Sait. L’intérêt est de faire sortir l’enfant du cercle familial pour lui faire découvrir de nouvelles choses et laisser les parents souffler ! ».

Coca-Cola et les Restos du Cœur : plus forts ensemble

« Notre histoire avec Coca-Cola a commencé en 2013, explique Marie Gérard, Responsable bénévole du service Mécénat. Lorsque Véronique Colucci, Responsable bénévole du service Communication des Restos, a reçu le prix Femme de Cœur décerné par Coca-Cola, elle a reversé la dotation financière à l’association. De là est né un dialogue entre nos deux structures et, de ce prix ponctuel, un véritable partenariat est né autour de la thématique de la jeunesse et des loisirs. »

Dans un contexte de raréfaction des aides financières, le partenariat à l’initiative du département des Affaires publiques et Communication de Coca-Cola est une « bouffée d’air » pour les deux femmes. « Le partenariat avec les Restos du Cœur s’inscrit dans notre volonté de soutenir des actions concrètes, poursuit Clarisse Fageolles, Responsable RSE de Coca-Cola France, pour aider les jeunes en difficulté, à vivre une vie sociale comme les autres et profiter des instants de convivialité et de fun que permet le temps des vacances. »

En 2014, au début du partenariat, les Restos envoyaient 700 jeunes en vacances. Ils sont maintenant près de 950. Les résultats sont là, mais les défis sont encore nombreux. « Coca-Cola s’est directement dédié à ce programme et s’est investi sur ses aspects concrets, conclut Marie Gérard. J’espère que notre collaboration s’approfondira encore ! »