Le 12 décembre 2015, Avoriaz (Haute-Savoie) accueillait la remise des prix des Femmes en Or. L’engagement et le travail de 23 femmes ont été distingués, dans 12 catégories : Environnement, Innovation ou encore le prix de la « Femme de Cœur », décerné par Coca-Cola.

Après Samira Djouadi en 2014, le trophée « Femme de Cœur » a été exceptionnellement attribué à deux présidentes d’associations : Françoise Holder, pour Force Femmes, et Isabelle Autissier pour WWF. Le Trophée récompense leur engagement respectif en faveur de l’emploi des femmes et de l’environnement.

FRANÇOISE HOLDER : « COCA-COLA NOUS OFFRE UNE LÉGITIMITÉ INDISPENSABLE »


JOURNEY : Quelles sont vos impressions après avoir reçu le prix « Femme de Cœur » 2015 ?

FRANÇOISE HOLDER : "Je reviens d’un bel événement où nous avons toutes eu l’impression d’être des princesses ! C’était aussi l’occasion d’échanges passionnants avec d’autres lauréates. Quel que soit leur domaine d’expertise, ces femmes ont su se mettre au niveau des autres, dans la simplicité et le partage d’expérience. Nous avons pu oublier un peu les heures passées au maquillage et au coiffage !"

Le prix de la « Femme de Cœur » récompense vos dix années d’engagement pour l’association Force Femmes. Comment vivez-vous cette distinction ?

"C’est d’abord la récompense d’une équipe, avec 10 salariés et plus de 650 bénévoles répartis sur 10 bassins d’emploi français. C’est aussi la reconnaissance de la mission de Force Femmes, qui est d’accompagner vers l’emploi les femmes de plus de 45 ans. L’utilité de notre action se vérifie malheureusement chaque jour, au rythme auquel Pôle Emploi nous envoie des candidates. En 10 années d’activité, nous avons aidé plus de 20 000 femmes. Parmi elles, 650 ont créé leur propre métier, en indépendantes ou en chef d’entreprise."

L’association Force Femmes est d’ailleurs soutenue par Coca-Cola

"Coca-Cola est un partenaire engagé de l’association depuis déjà six ans. Nous sommes une association sans but lucratif, donc sans ressources financières. Coca-Cola nous offre des boissons, sponsorise notre « Prix de la Créatrice » et met à notre disposition des « experts » bénévoles pour encadrer les femmes que nous accompagnons. Ce mécénat de compétences est indispensable pour nos candidates, que nous coachons parfois dans leur projet sur trois années. Aujourd’hui, recevoir le Prix de ‘Femme de Cœur’ nous offre une réelle légitimité, très importante vis-à-vis des pouvoirs publics. Nous travaillons avec Pôle Emploi, mais aussi le Ministère du Travail. La reconnaissance de notre mission est essentielle pour nous crédibiliser auprès de ces interlocuteurs."

ISABELLE AUTISSIER : « RECEVOIR UN PRIX DE ‘FEMMES EN OR’ M’HONORE ! »

JOURNEY : Le prix de la « Femme de Cœur » récompense votre combat de longue date pour la cause environnementale. Comment avez-vous vécu cette reconnaissance ?

ISABELLE AUTISSIER : "Avec un grand plaisir, forcément ! Recevoir un prix de ‘Femmes en Or’ m’honore. C’est une reconnaissance du travail bénévole que je mène depuis maintenant plus de 40 ans. On oublie parfois que, dans ce combat, l’avenir de l’Homme est en jeu."

Vous êtes surtout connue en raison de votre engagement pour la préservation des océans. À la présidence de WWF France, les problématiques sont désormais plus larges, non ?

"Oui, c’est vrai, avec WWF j’ai élargi mon spectre. La mission est de réconcilier l’Homme et la nature et de valoriser ce patrimoine extraordinaire qu’est la biodiversité. Nous devons absolument protéger l’océan, ressource essentielle, si importante pour la diversité des espèces." 

Le WWF et Coca-Cola ont établi un partenariat pour restaurer les zones humides de Camargue. Pensez-vous que les grandes sociétés ont un rôle à jouer dans le combat environnemental ?

"Bien entendu et d’autant plus depuis la clôture de la COP21, où l’on a bien compris que le changement climatique est l’affaire de tous, et pas seulement des États. Cela fait des années maintenant que The Coca-Cola Company et WWF travaillent ensemble sur des actions en faveur de l’environnement. Et depuis 2014, en France, c’est à l’initiative du regretté Philippe Germa (ancien président de l’association disparu en mer en août 2015, ndlr) que nous devons la concrétisation du projet en Camargue."