La 3e édition du Printemps de l’Optimisme a eu lieu au Conseil économique, social et environnemental à Paris, les 18 et 19 mars. Sous la houlette de l’ancien Délégué Interministériel à la Communication et fondateur de l’agence Image & Stratégie, Thierry Saussez, cette rencontre pluridisciplinaire visait à lutter contre le pessimisme en remettant l’engagement au cœur de l’action.

Fuir l’optimisme béat, refuser le bonheur « obligatoire » et incuber les énergies positives : voici les maîtres-mots du Printemps de l’Optimisme. Après une édition 2015 réussie, Thierry Saussez avait de nouveau réuni une cohorte d’entrepreneurs, d’experts, de politiques, de philosophes et de coachs pour créer une « avant-garde de l’optimisme ».

Une ambition soutenue par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Présent lors de la conférence organisée dans l’hémicycle du Conseil, le locataire de Bercy a rappelé que « l’optimisme est un pragmatisme ». «Être optimiste, c’est avant tout décider d’une autre relation avec le passé. La nostalgie est un poison lent. Ayez le goût immodéré de l’avenir ! », a-t-il martelé. Un point de vue partagé par Thierry Saussez – citant le romancier Alexandre Jardin : « l’avenir appartient aux ‘faiseux’, pas aux ‘diseux’ ».

Une exhortation à se projeter dans l’action reprise à son compte par Véronique, coach parisienne de 44 ans venue assister à l’événement. « Cela fait maintenant quatre ans que je propose du coaching en entreprise, après avoir passé quinze années dans une société où le ‘management bienveillant’ était pratiqué. Je suis ici pour trouver des clients, mais aussi découvrir de nouvelles méthodes et échanger avec d’autres formateurs », précise-t-elle, avant de s’orienter vers la « Librairie de l’Optimisme », où auteurs et lecteurs se sont retrouvés autour d’une sélection d’ouvrages sur le sujet.

Galerie photo Printemps de l'optimisme

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© Julien Philippy

Trampoline et yoga des yeux

Le Printemps de l’Optimisme offrait à ses visiteurs ce savant mélange de connaissance et de détente. Aux débats organisés autour des « nouvelles formes de sociabilité » - avec la participation de Delphine Remy-Boutang, organisatrice de la Journée de la femme digitale – répondait la « scène optimiste », où des coachs en entreprise sont venus interpréter des saynètes décalées et pleines d’énergie. Il était ainsi possible d’écouter la directrice du développement de Facebook, Florence Trouche, expliquer comment le réseau social cherche à promouvoir l’expression d’émotions positives, avant de s’offrir une relaxante séance de trampoline - histoire de « se remettre les idées en place » - ou encore bénéficier d’un « massage assis ». De nombreux ateliers pratiques ont rythmé la journée : « Méthode Coué », « Confiance en soi », « Méditation de pleine conscience » ou encore « Yoga des yeux ». Les sujets tournaient invariablement autour d’une seule notion, le mieux-être.

L’optimisme et le bonheur, des valeurs plus que jamais d’actualité

Les sessions de conférences organisées dans l’Hémicycle ont également offert au visiteur des informations sur la manière dont les Français vivent le bonheur et l’optimisme. Vincent Dusseaux, de l’institut de sondage IPSOS, est venu exposer les résultats d’une étude réalisée pour l’Observatoire du Bonheur sur la manière dont les Français partagent leurs instants heureux. L’occasion pour Laurent Turpault, Directeur de la communication et des affaires externes de Coca-Cola France, de rappeler la philosophie de la marque : « La convivialité fait partie de l’ADN de Coca-Cola, c’est pourquoi, systématiquement, Coca-Cola est partenaire des événements heureux. Nous avons, de plus, créé l’Observatoire du Bonheur pour étudier cette relation qu’entretiennent les Français avec les moments heureux. En six ans d’existence, nous avons fait paraître sept Cahiers, soutenu 10 doctorants dans leurs recherches autour du bonheur, avec une dotation globale de 150 000 euros. » L’optimisme est une valeur sûre et le bonheur en découle. Autant de bonnes raisons de s’y mettre sans attendre !

Verbatim

« L’optimisme n’est pas réservé aux nantis ! »

« L’optimisme n’est pas réservé aux nantis ! », Thierry Saussez

Ancien Délégué Interministériel à la Communication, fondateur de l’agence Image & Stratégie et du Printemps de l’Optimisme.

© Julien Philippy


« Promouvoir l’optimisme, de nos jours, pourrait passer pour une provocation. C’est exactement le contraire ! C’est dans l’adversité qu’on doit faire preuve d’optimisme. Les Français se considèrent heureux, à une immense majorité, dans leur vie personnelle. Pourtant, pris collectivement, ils forment le peuple le plus pessimiste du monde ! Il faut briser ce cercle et redonner sa place à l’optimisme. L’engagement et l’action sont – à ce titre - indispensables pour sortir de la sinistrose. Et nécessaires, car comme le dit le parrain de notre première édition du Printemps de l’Optimisme, Philippe Croizon* : « Il faut avoir traversé des épreuves difficiles pour prendre la valeur du bonheur ».

* Philippe Croizon est un athlète français. Amputé des membres supérieurs et inférieurs, il a réussi une traversée de la Manche à la nage en septembre 2010