Pour rendre hommage à Salvatore Gabola, l’un des fondateurs du partenariat entre WWF et Coca-Cola, les partenaires ont décidé de créer un programme qui offre des opportunités de qualification à des étudiants ayant une vocation poussée pour la cause environnementale. Un coup de pouce à destination des jeunes mais aussi un moyen pour ces leaders de demain de découvrir l’entreprenariat social et environnemental. Rencontre avec Louison Christophe, premier bénéficiaire du programme.

Dans un parcours qu’il qualifie lui-même « en zigzag », Louison Christophe, 23 ans, a toujours développé une sensibilité pour la cause environnementale. Depuis octobre 2016, le jeune homme suit, au sein du WWF, une alternance dont les coûts de formation sont pris en charge par Coca-Cola France. L’occasion pour lui de se frotter à de multiples dossiers stratégiques mais aussi de découvrir les relations d’influence entre l’ONG et le monde de l’entreprise.

Quelle est votre fonction au sein de WWF France ?

Louison Christophe : Je suis Chargé de Relations avec le Monde économique. Pour l’ONG, les entreprises sont des parties prenantes clés pour préserver les écosystèmes. En collaborant avec nous, elles transforment leurs pratiques pour réduire leurs impacts sur l’environnement et apporter les solutions de demain. Nous créons également des projets de terrain communs, à l’image de celui mené avec la Fondation Coca-Cola qui vise à restaurer les étangs et marais de Camargue.

Sur quels dossiers avez-vous œuvré ?

L. C. : J’ai d’abord travaillé sur des missions ponctuelles qui correspondaient à mon rythme d’alternant (2 jours à l’école et 3 jours de travail). Cela consiste surtout en des échanges avec des entreprises visant à influencer leurs pratiques ou à des échanges dans le cadre de partenariats.

Depuis mai, je m’investis beaucoup dans le développement de nouveaux partenariats. Je participe aussi au suivi d’une étude qui sortira en novembre 2017 et qui analyse l’état des lieux des politiques d’approvisionnements de 25 grandes entreprises françaises.

Comment résumeriez-vous votre parcours ?

L. C. : J’ai commencé à travailler dans le secteur de l’hôtellerie, en Espagne. Alors, je m’intéressais déjà à la question de l’environnement : comment réduire la consommation en eau de l’hôtel, par exemple. Je me suis ensuite orienté vers une Licence de Langue étrangère appliquée (LEA) puis un Master 1 dans le secteur des achats et un Master 2 en Entreprenariat et innovation sociale, un programme soutenu par Coca-Cola France. C’est dans le cadre de ces études que j’ai pu travailler sur la mise en place de chaînes d’approvisionnement responsable (par exemple pour les matières premières sur lesquelles travaille le WWF : le soja, le bois, huile de palme ou encore produits de la mer).

« Mon expérience chez WWF me permet de mettre en place des projets qui profiteront au plus grand nombre  » Louison Christophe, Chargé de partenariats

En quoi le secteur privé peut-il contribuer à l’intérêt général ?

L. C. : En tant que leaders, les grands groupes sont en lien direct avec les consommateurs et les producteurs du monde entier. Ils sont au cœur de la chaîne. Par leur position, ils peuvent avoir un impact sur l’environnement mais aussi sur les communautés qui dépendent des matières premières. Dans le monde, on estime qu’entre 300 et 500 entreprises contrôlent 70 % de la chaîne d’approvisionnement mondiale. C’est en travaillant avec elles que WWF parvient à trouver un levier pour faire évoluer les choses.

Après votre expérience au WWF, vers quels secteurs souhaiteriez-vous vous orienter ?

L. C. : Mon expérience au WWF me permet de rencontrer d’importants acteurs économiques et mettre en place des projets qui profiteront au plus grand nombre. J’aimerais beaucoup trouver un poste qui fasse le lien entre le secteur privé et l’intérêt général. C’est pourquoi je suis très sensible aux engagements de Coca-Cola pour l’environnement, les jeunes, l’éducation ou encore la place des femmes. Dans un monde idéal, tous les acteurs économiques seraient sensibles à ces sujets globaux.

TROIS QUESTIONS À CLARISSE FAGEOLLES, RESPONSABLE POLITIQUE RSE CHEZ COCA-COLA FRANCE

Quelle est la genèse du programme Salvatore Gabola ?

Clarisse Fageolles : Avec ce programme, nous voulions prolonger l’investissement de Salvatore Gabola pour la cause environnementale. Engagé depuis de nombreuses années au sein de The Coca-Cola Company, il a été à l’origine du partenariat international avec WWF. Le projet est d’accueillir des étudiants pendant trois ans en contrat de qualification au sein du siège français de WWF. Cela permet à l’ONG de confier à ces jeunes des missions spéciales sur des sujets variés comme la recherche en bio diversité ou la lutte contre la pollution des océans. C’est aussi un moyen de donner sa chance à un jeune pour qu’il profite d’une expérience appliquée au sein du WWF France.

Quel impact ce projet a-t-il sur vos relations avec WWF France ?

C. F. : Le programme Salvatore Gabola – autour de la formation des jeunes – renforce naturellement notre relation avec WWF France. Depuis trois ans, Coca-Cola France est partenaire de l’ONG pour la restauration de la zone humide en Camargue. En partenariat avec les acteurs locaux, nous animons le comité de pilotage du projet qui vise à restituer 1,2 milliard de litres d’eau par an à cet environnement. Notre objectif global : restituer 100% de l’eau utilisée pour la fabrication de nos produits à notre environnement naturel.

En quoi ce programme s’intègre-t-il dans la politique RSE de Coca-Cola France ?

L. C. : Les jeunes sont une population clé pour Coca-Cola. Ce programme est une preuve supplémentaire des actions que nous pouvons mener pour les aider à se développer. Nous sommes ravis d’avoir accueilli Louison Christophe le premier bénéficiaire de ce programme. C’est aussi une façon pour nous de montrer une facette plus engagée de Coca-Cola France. Dès l’année prochaine, le programme accueillera cinq personnes supplémentaires : deux en stage et trois en contrat de professionnalisation.