Le 12 décembre 2016, l’heure était au spectacle mais aussi à la célébration dans l’authentique théâtre des Variétés, l’un des plus anciens de Paris. Sylvine Pipa, Virginie Gouin et Myriam Molon-Philippon se sont toutes trois vues décerner le prix de la Monnaie de Paris, distinction qui récompense les succès prometteurs de leurs projets d’entreprenariat. Remis chaque année par l’association Force Femmes, le Prix de la Créatrice souligne le rôle des femmes dans le monde du travail, un engagement pour Coca-Cola France, partenaire de l’événement.

« La parité homme-femme est nécessaire à la survie de toute société », résume Imad Benmoussa, Président de Coca-Cola France, sous le magnifique lustre de la salle du théâtre des Variétés. Devant lui, un parterre de centaines de femmes – et d’hommes – s’est rassemblé pour la sixième édition du Prix de la Créatrice, organisé par l’association Force Femmes qui accompagne la réinsertion professionnelle des femmes de plus de 45 ans. « Sur le sujet des femmes comme sur les autres, l’entreprise doit être le miroir de la société, continue-t-il avant de rappeler l’engagement 5by20 de The Coca-Cola Company, le programme d’entreprise le plus ambitieux du monde ».

Imad Benmoussa prêche des convaincus : devant lui, nombre des spectateurs présents font partie des 700 bénévoles de Force Femmes qui accompagnent les femmes en situation de recherche d’emploi ou organisent des ateliers de formation. Depuis 2009, l’association a vu la création de plus de 700 projets d’entreprises, dont 65% sont toujours en activité.

« La promesse a des jambes, seul le don a des mains », Véronique Saubot


Mais Véronique Saubot, Présidente de Force Femmes, le rappelle : « Ce succès, nous le devons aussi à Coca-Cola France. Comme dit le proverbe : “La promesse a des jambes, seul le don a des mains” ! La recette de Force Femmes est restée la même. La clef du succès, c’est de rester motivé en toute circonstance. ».

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Prix Services : Sylvina Pipa et son cabinet de conseil

Prix Services : Sylvina Pipa et son cabinet de conseil

© Ludovic Etienne

Pour les 10 finalistes présentes dans la salle, le moment tant attendu arrive enfin avec les résultats des votes du jury. Sylvina Pipa reçoit le Prix Services pour Wellbuy, un cabinet de conseil en achats qui vise à améliorer la performance et la rentabilité des collectivités territoriales, des entreprises et des associations. Son but ? Il est double : réduire les coûts et optimiser durablement les moyens.  

« Mon pitch s’était très mal passé, j’ai dû m’y reprendre à deux reprises à cause de mon stress, se rappelle-t-elle. Mais il faut croire que ça n’a finalement pas démoralisé le jury ! », sourit-elle avant de remercier ses « bonnes fées » : l’ancienne présidente Françoise Holder mais aussi toutes les femmes qui l’ont accompagnée au cours de la création de son projet.

Prix Commerce-Artisanat : Virginie Gouin, défenseuse du « no fat food »

Prix Commerce-Artisanat : Virginie Gouin, défenseuse du « no fat food »

© Julien Philippy

Le régime que je propose s’inscrit dans une hygiène de vie plus générale : il faut faire du sport, de la méditation…  

Parmi ceux dont je suis le régime alimentaire, je vois directement les effets d’une bonne alimentation : ils retrouvent par exemple une vraie qualité de sommeil. Bien cuisiner, c’est déjà commencer à avoir une bonne façon de voir la vie. »
Une initiative qu’Imad Benmoussa a tenu à valoriser en lui remettant personnellement le Prix. Son prochain objectif ? « Un livre qui mélange mes recettes à mes pensées quotidiennes. Je cherche à l’éditer, ce qui n’est pas une mince affaire ! ».

Prix Coup de Cœur : Myriam Molon-Philippon pour la culture dans les centres commerciaux

Prix Coup de Cœur : Myriam Molon-Philippon pour la culture dans les centres commerciaux

© Julien Philippy

Récompensée par le Prix Coup de Cœur, le projet Design Culture de Myriam Molon-Philippon développe des prestations de projets culturels dans les centres commerciaux, pour le bien-être des animateurs comme celui du monde culturel : « Pour les animations que je propose, je fais uniquement travailler des porteurs de projets locaux, explique-t-elle avec fierté.  

Pour les associations culturelles locales, c’est l’occasion de sortir de leurs murs pour se faire connaître et toucher d’autres publics. Pour le centre commercial, il y aussi une valeur ajoutée : le lieu s’inscrit dans le territoire et le lien social s’y crée ! »

Pour elle, Force Femme est une aventure, un tremplin pour continuer à avancer : « Je pense que c’est la meilleure écoute et la meilleure entraide qu’il puisse y avoir. Entre femmes, il y a une vraie solidarité et une diversité qui est fantastique ! ».