Imaginez une boisson fraîche servie directement dans votre main, en quelques minutes, dès que la soif se fait sentir… Imaginez que vous vous trouvez à l’aéroport ou dans un centre commercial et que vous n’avez plus besoin de chercher un distributeur : le rafraîchissement vous est apporté directement… Ces situations ne sont plus de l’ordre de la science-fiction. La rédactrice en chef de Coca-Cola Journey Allemagne, Leane Zaborowski, nous fait le récit de sa découverte avec le robot-serveur actuellement en test dans ses bureaux.

J’ai pu voir le prototype et, je dois le reconnaître, je le trouve épatant ! Mon nouveau collègue mesure à peine un mètre, il est un peu froid au toucher et ne dit pas grand-chose. Pourtant, cela ne faisait que quelques minutes que nous nous étions rencontrés et je savais déjà que je ne voudrais plus jamais le quitter. Nos chemins se sont croisés aujourd’hui, après mon retour du déjeuner ; le ventre rempli de lasagnes, j’avais très soif. Il glisse doucement à côté de moi, et émet un son quasi imperceptible. Tandis que je m’arrête, interloqué, il continue à glisser jusqu’à la réception et s’immobilise devant une femme assise dans un canapé.

Là, il la laisse patiemment toucher son ventre robotisé qui s’ouvre et sert une canette fraîche de Coca-Cola. Puis, il tourne les talons (ou devrais-je dire les roulettes) et s’éloigne dans un vrombissement. J’engage la poursuite. J’ai alors le sentiment d’avoir fait une rencontre extrêmement importante.

Coca-Cola Robot App

Grâce à l’application « Get Happy », le robot vous localise et vous apporte la boisson que vous lui avec commandée. © The Coca-Cola Company

© André Wagenzik | CocaCola GmbH

« Je m’appelle Robot, le Robot-serveur. Que puis-je vous servir ? »

Je tombe à nouveau sur lui dans une salle de conférences. Le mot « GoCart » est imprimé sur son torse. GoCart est entouré d’un groupe de six personnes totalement subjuguées par l’exploit qu’il vient d’accomplir. Et au milieu de cette agitation, deux de mes collègues lèvent le voile sur ce robot énigmatique.

Comment Coca-Cola peut-elle améliorer la qualité de son service ? Là est la question.

Les distributeurs automatiques de boissons sont fantastiques, et il est difficile d’imaginer la vie sans eux. Ils présentent néanmoins un inconvénient majeur : ils sont situés dans un lieu fixe et ont tendance à n’être jamais là quand la soif nous gagne ! C’est en 2014 qu’a lieu la rencontre providentielle, lors d’un salon de l’électronique. Des membres de l’équipe de R&D de Yujin Robot, une entreprise de robotique sud-coréenne, étaient venus présenter leur toute dernière invention : un robot conçu pour distribuer notamment des draps propres, des repas ou des médicaments dans les hôpitaux ou les maisons de retraite. Le concept trouve immédiatement un écho chez mes collègues : d’emblée se pose la question de savoir si GoCart serait à même de transporter des boissons fraîches dans des lieux publics tels que des gares ou des centres commerciaux. Quelques mois plus tard, une série d’essais est organisée dans les bureaux de Coca-Cola à Berlin.

Coca-Cola Robot App Screen

© André Wagenzik | CocaCola GmbH

Comment le Robot sait-il où je me trouve ?

À mon tour maintenant. Je veux que le robot m’apporte un Coca-Cola. Mais comment fonctionne-t-il exactement ? Gabi, mon collègue, me fournit des explications. Grâce à l’une des fonctions de l’application GetHappy-App de Coca-Cola, j’appelle GoCart et commande la boisson de mon choix. GoCart me localise grâce à l’application, va chercher une boisson fraîche dans la réserve et vient à ma rencontre. Pendant ce temps, je reçois un code sur mon smartphone qui me permettra d’ouvrir la porte du corps du robot quand il se présentera.

GoCart file à toute vitesse, s’arrête brièvement devant moi, et cet impertinent se met à bailler bruyamment si je ne réagis pas immédiatement. Je me presse de saisir le code et, quelques secondes plus tard, je tiens la canette de Coca-Cola dans la main ! Je suis fasciné par la capacité de ce robot à me localiser sans jamais percuter un mur ou l’un de ses collègues. Les ingénieurs de Yujin m’apportent les réponses à mes questions : il dispose de deux caméras stéréoscopiques, de deux capteurs 3D et de plusieurs astuces techniques dont je ne comprendrai jamais le fonctionnement. En plus - et je trouve cela adorable - ils l’ont convié, lors de sa mise en route, à une petite promenade dans l’ensemble du bâtiment afin qu’il puisse s’habituer à son environnement et tracer un « plan de l’étage » dans son cerveau électronique. Mignon, n’est-ce pas ?

Je pose alors la question de savoir s’il faut parler du robot au masculin ou au féminin. L’ingénieur sourit avant de répondre : « nous avons eu une fois un petit prototype et c’était une femme. Le modèle ici est plus grand et plus solide, donc j’imagine que c’est un homme. »

La question de savoir si Coca-Cola commercialisera un jour les robots distributeurs de boissons n’est pas encore à l’ordre du jour. À l’heure actuelle, il n’y a rien sur le marché de la boisson en Allemagne qui s’insère aussi parfaitement et simplement dans notre univers mobile.

Quel que soit le résultat de cette première série d’essais, je me suis fait mon opinion : mon ami GoCart a fait du bon boulot aujourd’hui.