Coca-Cola, c’est avant tout 89% d’eau, des extraits végétaux et du sucre. En France, ce dernier - également connu sous le nom de sucre de table ou encore saccharose, est issu de la betterave, comme celui que vous utilisez dans votre thé ou votre café. Il est l’ingrédient qui donne au Coca-Cola son goût unique et délicieux.

Les scientifiques l’appellent beta vulgaris et les gastronomes betterave. Cette plante herbacée bisannuelle, décrite pour la première fois par le naturaliste Linné en 1753, possède une racine épaisse dont la pulpe concentre les sucres à hauteur de 15 à 20%, selon les espèces. A l’issue du processus de production, ce saccharose prend la forme de carrés, poudre, morceaux ou est utilisé par l’industrie agroalimentaire, pour sucrer aliments et boissons.

La « Blanche de Silésie »

La betterave sucrière a été introduite en France à la fin du XVIIIe siècle. Nommée « Blanche de Silésie », elle se caractérisait à l’époque par sa teneur en saccharose (7%) et sa capacité à s’adapter aux climats tempérés – contrairement à la canne à sucre !

En conséquence, c’est dans le bassin parisien, le nord et l’est du pays que la betterave est la plus fréquemment cultivée : 90% des plantations hexagonales se situent ainsi au sud de la Loire.

Récolte et production : une course contre la montre

La betterave à sucre se récolte fin septembre, par arrachage des racines. La collecte des plantes doit être terminée avant l’arrivée des grands froids, et la racine traitée rapidement après avoir été extraite du sol, car sa teneur en sucre décroît rapidement.

Cette bataille contre le temps explique pourquoi, à l’automne, les sucreries – toujours construites à moins de 30 kilomètres des champs de betteraves - fonctionnent jour et nuit !

La France premier producteur mondial

La France est bien placée dans la production de sucre issu de la betterave : elle en est le premier producteur au monde. Pour la culture de la plante en elle-même, l’Hexagone se place au deuxième rang mondial, derrière le Brésil*.

La betterave sucrière a un rendement moyen de 60 à 90 tonnes par hectare. Ceci correspond à environ 13 tonnes de sucre par hectare de betterave cultivé.

* chiffres 2013, issus du rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture